Le gouvernement doit prendre au sérieux la juste reconnaissance des paramédics, croit le premier vice-président de la CSN, François Enault : « Actuellement, le gouvernement refuse de reconnaître le travail de paramédic à sa pleine valeur. La conséquence, c’est qu’après quelques années seulement, les paramédics se réorientent dans une autre carrière plus payante et parfois aussi moins demandante, physiquement et mentalement. Ce n’est pas comme si on pouvait se passer des paramédics. Pourquoi le gouvernement n’est-il pas capable de reconnaître l’évidence à savoir que les paramédics ne reçoivent pas une juste rémunération ? »
Surcharge de travail
Un autre enjeu important consiste à compenser la surcharge de travail. Dans la dernière convention collective, les parties avaient convenu d’une prime d’environ 5 % à être versée aux paramédics en surcharge de travail. Ultimement, les syndicats souhaitent que le gouvernement procède aux investissements nécessaires pour éliminer les surcharges de travail. En attendant, les paramédics doivent être compensés. Or, le gouvernement ne veut plus reconnaître la surcharge de travail. Il souhaite instaurer à la place une prime à la « performance individuelle ».
« L’approche du gouvernement est injuste à l’égard de nombreux paramédics, en particulier ceux qui œuvrent dans les zones les plus achalandées, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS-CSN, Jean Gagnon. Ce sont le gouvernement et les employeurs qui sont responsables des délais d’intervention ou encore des temps de retenue de civières en centre hospitalier. Ils ne peuvent pas s’en laver les mains et retourner tout ça dans notre cour alors que ça découle de leurs mauvaises décisions. Clairement, nous entendons garder le cap : la surcharge de travail des paramédics contribue également à l’exode des paramédics vers d’autres emplois. Il faut s’y attaquer ! »





Un message, un commentaire ?