Édition du 17 mai 2022

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Éducation

Opération main-d'œuvre dans le réseau de l'éducation - La FPSS-CSQ choquée du peu de considération envers le personnel de soutien scolaire déjà en place

QUÉBEC, le 24 janv. 2022 - À la suite de la conférence de presse des ministres Jean-Francois Roberge et Jean Boulet portant sur l’Opération main-d’œuvre dans le réseau de l’éducation, la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) est choquée du peu de considération offerte au personnel de soutien scolaire déjà en place.

« Quand le taux de précarité du personnel déjà en place baissera, je dirai Bravo au gouvernement ! En attendant, les sommes annoncées aujourd’hui ne sont que de la poudre aux yeux de la population » s’insurge Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ. « À preuve, questionné sur l’attractivité des emplois de l’éducation au Québec, le ministre Boulet répond sérieusement qu’il va faire des « campagnes de promotion et de valorisation ». Imaginez ! De la pub !!! Je me suis étouffé en entend ça, sachant très bien qu’on a besoin de bien plus que ça. Les gens sont à bout de souffle ! » ajoute monsieur Pronovost.

Rappelons qu’à plusieurs reprises, la FPSS-CSQ a demandé au gouvernement de rendre plus attractifs les emplois liés au personnel de soutien scolaire pour régler la pénurie de main-d’œuvre.

Les solutions sont simples. Pensons par exemple à une baisse du taux de précarité et des ratios, à une hausse des postes permanents et à temps plein ainsi qu’offrir des salaires compétitifs et abolir les horaires brisés, entre autres. Autant de propositions qui permettraient au personnel déjà en place de voir la qualité de leurs vies professionnelles augmenter.

« À la place de ça, le gouvernement investit 22,6 millions de dollars pour former des TES et des éducatrices en service de garde d’ici 2026 ! En attendant, on fait quoi pour le personnel déjà en place et au bout du rouleau ? On fait quoi pour toutes celles qui ont déserté depuis les dernières années pour les ramener en poste ? On fait quoi pour retenir toutes celles qui pensent à quitter leur profession à court terme ? On leur répond que, d’ici 4 ans, ils auront de nouveaux collègues ? C’est nettement insuffisant. C’est comme lancer un sceau d’eau pour éteindre un immeuble en feu » illustre Éric Pronovost.

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