« C’est précisément parce que le gouvernement s’est montré incapable jusqu’ici d’offrir aux paramédics un taux de salaire convenable que ces finissants ne peuvent pas travailler dès maintenant comme paramédics, dénonce le représentant du secteur préhospitalier FSSS-CSN, Jean Gagnon.
« Tant mieux si les préposé-es aux bénéficiaires peuvent gagner un salaire de plus de 29 $ l’heure en commençant. C’est le fruit d’ententes qu’ils ont négociées avec le gouvernement. Mais ça montre clairement que quelque chose ne tourne pas rond dans le système, car le gouvernement nous offre présentement un salaire inférieur à ça pour les nouveaux paramédics en soins primaires ! C’est vraiment incohérent. »
La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), Lucie Longchamps, rappelle que les entreprises ambulancières peinent déjà à combler tous les quarts de travail nécessaires au strict minimum pour la santé et la sécurité de la population. « Le gouvernement met déjà en péril la capacité du secteur préhospitalier à retenir son monde et il est maintenant prêt à mettre en jeu la capacité d’y attirer la relève. Déjà, plus de la moitié des paramédics choisissent de quitter leur emploi dans les cinq premières années. La situation ne fera qu’empirer tant qu’on n’aura pas un gouvernement qui se montrera capable de reconnaître leur profession. ».
Un blitz de négociation crucial
Le gouvernement lance cette offensive de recrutement auprès des finissants futurs paramédics dans le contexte où ceux-ci ne pourront effectuer de stages ni compléter leur formation tant que les conventions collectives ne seront pas renouvelées. Un blitz de négociation se tiendra à compter du 1er juin pour trouver un terrain d’entente.






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