Toutefois, la FIQ insiste sur un point central : la revalorisation des CLSC ne pourra se traduire concrètement que si un nombre suffisant de professionnelles en soins est présent et que leur expertise est pleinement mobilisée. « Les CLSC doivent disposer des professionnelles en soins nécessaires pour assurer une prise en charge complète et sécuritaire des patient-e-s, tout en respectant leurs champs de compétences et leur expertise », souligne Julie Bouchard, présidente de la FIQ.
Par le passé, la FIQ et le ministère de la Santé et des Services sociaux ont mené un projet sur les ratios en soutien à domicile. Ce projet a démontré qu’il est possible d’optimiser le temps des professionnelles en soins : 80 % peut être consacré aux patient-e-s et 20 % aux tâches administratives. « Grâce à cette approche, le temps réellement consacré aux patient-e-s a pu être augmenté, améliorant directement la qualité des soins à domicile tout en réduisant la charge administrative », ajoute Mme Bouchard.
En outre, la FIQ s’interroge sur la répartition du nouveau budget annoncé pour le soutien à domicile : quelle part sera réellement consacrée à l’embauche et à la présence accrue de professionnelles en soins dans les CLSC ? Pour la fédération, cet investissement est essentiel pour garantir la qualité et la sécurité des soins et pour produire des résultats concrets pour les patient-e-s.
« Valoriser les CLSC, c’est reconnaître le rôle central des professionnelles en soins qui y travaillent, leur expertise et leur contribution indispensable à la continuité des soins ainsi qu’au maintien et à la restauration de la santé de la population. Sans elles, aucune politique de soutien à domicile ne pourra atteindre ses objectifs », conclut la présidente.


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