Le déficit annuel de maintien des actifs dépasse désormais les 2 milliards de dollars, pendant que des hôpitaux comme l’Hôpital Général de Montréal cumulent des centaines de fuites d’eau et des dizaines de millions de dollars en travaux urgents. Cette situation met en péril la sécurité des patient•es, l’accès aux soins et les conditions de travail du personnel.
« Après huit ans au pouvoir, la CAQ nous laisse un réseau qui coule littéralement de partout. Contrairement à ce que veut nous faire croire François Legault, cela n’est pas une fatalité : c’est le résultat de choix politiques. Plutôt que d’investir dans l’entretien de nos infrastructures, ce gouvernement a choisi de faciliter l’implantation du privé en santé, d’augmenter le nombre et le salaire des cadres avec Santé Québec, et surtout de créer un psychodrame dans le réseau cet automne avec un mauvais projet de loi passé sous bâillon. Pendant ce temps, les murs se fissurent et les plafonds s’effondrent, et ce sont les patients et le personnel qui paient le prix », dénonce Guillaume Cliche-Rivard, responsable solidaire en Santé.
« L’état de vétusté de nos hôpitaux est criant. Constaté que l’Institut Douglas, situé dans ma circonscription, est au 2e rang des établissements les plus dégradés n’a malheureusement rien de surprenant. Il est impératif que la modernisation de cet établissement figure au PQI ce printemps. C’est une question de dignité pour les soins en santé mentale au Québec. », a réagi la députée solidaire de Verdun, Alejandra Zaga-Mendez.
Québec solidaire réclame un plan d’urgence national pour la remise à niveau des infrastructures hospitalières. Ça prend des investissements importants dans le prochain Plan québécois des infrastructures (PQI) ce printemps, sans quoi ce sont les générations futures qui paieront le prix de l’inaction du gouvernement. Ce n’est plus le temps de tergiverser, les projets doivent aller de l’avant dès maintenant.


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