Édition du 6 avril 2021

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Syndicalisme

Rapport de l’ISQ sur la rémunération Les écarts se creusent encore pour personnel de l’État

*Québec, le 26 novembre 2020 —* Alors que le personnel professionnel de
l’État travaille d’arrache-pied depuis des mois pour aider le Québec à
traverser la crise, le Syndicat de professionnelles et professionnels du
gouvernement du Québec (SPGQ) se désole que leur travail ne soit pas
reconnu adéquatement par le gouvernement. En effet, le rapport sur la
rémunération des salariés de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ)
montre que les écarts salariaux se creusent une fois de plus avec les
autres professionnels.

Selon le document, le personnel professionnel de l’État gagne un salaire
inférieur de 19 % à celui des professionnels des autres secteurs publics
(gouvernement fédéral, universités, municipalités et entreprises publiques)
et de 12 % à celui des professionnels du secteur privé. « Il n’est pas
étonnant que le gouvernement éprouve de plus en plus de difficultés à
attirer et retenir du personnel quand les salaires sont plus intéressants
ailleurs, signale Line Lamarre, présidente du SPGQ.

Il faut corriger la situation rapidement, car l’État a déjà des problèmes
d’expertise interne. Le recrutement en technologies de l’information, chez
les vétérinaires, en ingénierie forestière, en agronomie et dans plusieurs
autres corps d’emplois est devenu impossible. On risque de se retrouver
avec de sérieux problèmes de bris de services. Ce sera alors la
catastrophe. Le gouvernement doit travailler à assurer les services de
l’État. Pour cela, il lui faut de la main-d’œuvre et pour l’attirer, il
doit être concurrentiel. À moins que l’objectif ne soit le démantèlement de
l’État ? »

La situation ne cesse de se dégrader, montre l’ISQ. Depuis 2011, l’écart
salarial entre l’administration québécoise et les autres secteurs du marché
du travail s’est creusé, et ce dans toutes les catégories. « Une fois de
plus, nous constatons que les écarts salariaux augmentent alors que
l’administration québécoise se féminise, dénonce Mme Lamarre. Ce n’est
malheureusement pas un hasard. Le SPGQ a démontré depuis longtemps que les
salaires étaient plus avantageux dans les organisations majoritairement
masculines comparativement à celles où les femmes sont majoritaires, comme
la fonction publique et les collèges, par exemple. Qu’attend le
gouvernement pour mettre un terme à la discrimination systémique envers les
femmes ? »

La présente négociation pour le renouvellement des conventions collectives
du personnel de la fonction publique, de la santé et de l’éducation doit
permettre de rattraper les retards salariaux et de corriger les injustices.
En 2020, 94 % des autres salariés syndiqués québécois reçoivent une
augmentation salariale supérieure ou égale à la croissance de l’indice des
prix à la consommation (IPC), selon l’ISQ. « Les professionnels de l’État
québécois méritent tout autant, estime Mme Lamarre. Depuis toujours, ils
permettent à l’État de remplir ses multiples missions. Dans les derniers
mois, ils ont redoublé d’efforts pour permettre au Québec de traverser la
crise et préparer ses lendemains malgré des conditions parfois difficiles.
Ils méritent valorisation, respect et reconnaissance ! »

*À propos du SPGQ*

Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec.
Créé en 1968, il représente près de 29 000 spécialistes, dont environ 20
650 dans la fonction publique, 5 400 à l’Agence du revenu du Québec et 2
950 en santé, en éducation et dans les sociétés d’État.

Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

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