Édition du 16 juin 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Ratification de la convention chez Pratt & Whitney Canada

Les 1 400 travailleurs et travailleuses à l’emploi de Pratt & Whitney Canada à Longueuil, au Québec, représentés par la section locale 510 des TCA, viennent de ratifier leur nouvelle convention collective par une majorité écrasante.

En plus d’améliorer les salaires et les pensions, la convention prévoit
des protections contre les mises à pied, une fenêtre de préretraite et
plusieurs autres gains. L’entente a été ratifiée par une marge de 89,7 pour cent et les membres ont manifesté leur satisfaction par une ovation debout.

"C’est la meilleure convention collective négociée cette année dans le
secteur de l’aérospatiale", souligne le directeur québécois des TCA, Luc
Desnoyers, qui était épaulé, à la tête du comité de négociation des TCA, par le président des TCA, Buzz Hargrove, le secrétaire-trésorier des TCA, Jim O’Neil et le président du comité d’usine PWC, Camille Larochelle.

"C’est la première fois que je suis témoin d’un aussi grand nombre de
demandes de concessions de la part de Pratt & Whitney, d’ajouter Camille Larochelle. Pourtant, la compagnie n’a pas été en aussi bonne position depuis des années. Nous sommes heureux d’avoir fait tomber ces demandes et d’avoir négocié la plus importante hausse salariale depuis plusieurs conventions."

Depuis la dernière convention en 2004, la productivité de l’usine de
Longueuil a augmenté de 22 pour cent et près de 800 employés ont été
embauchés, sans parler des autres embauches prévues.

La convention collective en vigueur arrive à échéance en février 2008,
mais les parties ont multiplié les efforts afin de régler plus tôt. Rappelons
que l’usine (à l’époque United Aircraft) a connu une grève difficile de
20 mois en 1974-75 qui a contribué à façonner les lois ouvrières au Québec.

Durant la grève de 74-75, l’employeur avait maintenu sa production à
l’aide de briseurs de grève et le conflit perdurait. Après une tentative ratée de conciliation, un groupe de grévistes avait occupé l’usine et exigé un règlement de la grève. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec avait alors organisé aux portes de l’usine une manifestation à laquelle avaient participé 100 000 personnes. La manifestation fut brutalement réprimée par la police provinciale.

Le tollé soulevé par cette situation avait mené à l’adoption d’une loi
anti-briseurs de grève par le nouveau gouvernement du Parti Québécois en 1977.


Source : SYNDICAT DES TCA- MONTREAL, le 17 décembre

Mots-clés : Communiqués

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