Édition du 22 novembre 2022

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Santé

Rétention du personnel infirmier et enseignant : la FSQ-CSQ et la FSE-CSQ en font une bataille commune

MONTRÉAL, le 19 juin 2014 - La Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) accueille sans surprise l’étude produite par le centre de Recherches sur les interrelations personnelles, organisationnelles et sociales du travail (RIPOST) portant sur la fidélisation des jeunes infirmières et infirmières auxiliaires.

Le rapport révèle que les infirmières cumulant moins de cinq ans d’ancienneté connaissent un taux de roulement plus important. « Nous dénonçons depuis longtemps déjà les conditions de travail de plus en plus difficiles du personnel soignant, souligne Claire Montour, présidente de la FSQ-CSQ. Cette étude vient confirmer la réalité constatée sur le terrain. »

Flexibilité à sens unique

Au premier chef des raisons soulevées par l’étude pouvant pousser le personnel à quitter son emploi : l’instabilité des horaires et les conditions de conciliation famille/travail. « Les infirmières et infirmières auxiliaires, surtout les plus jeunes, doivent composer avec des horaires de moins en moins stables pour offrir de la flexibilité à leurs gestionnaires. Mais la flexibilité est pas mal à sens unique ! », dénonce Claire Montour.

Les mêmes problèmes en éducation

Pour Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), il ne fait aucun doute que les conditions de précarité et l’insécurité qui prévalent chez le personnel enseignant en début de carrière sont semblables à ce que vit le personnel infirmier. Près de 20 % des enseignantes et enseignants quittent le milieu avant leur cinquième année d’exercice.

« Ce qu’on constate, avec nos collègues de la santé, c’est qu’on a affaire à une précarisation de l’emploi dans le secteur public et il faudra s’y attaquer. Nos collègues de la FSQ-CSQ peuvent compter sur notre solidarité pour qu’on travaille ensemble les problèmes de précarité en éducation et en santé », souligne Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ. D’ailleurs, pour remédier à cette situation problématique en enseignement, la FSE-CSQ réclame depuis longtemps une politique d’insertion professionnelle qui tienne compte de l’avis des milliers d’enseignantes et enseignants que l’organisation a rencontré à ce sujet.

Des professions, pas des vocations

« Il est clair que le personnel soignant a une véritable passion pour ses professions. Il veut aider les autres, c’est ce qui l’a attiré dans le domaine. Mais avec la charge de travail qui s’accroit et les horaires de fou, il est au bout du rouleau », déplore Claire Montour.

Ces métiers à prédominance féminine doivent être davantage reconnus. « Travailler auprès des gens comme on le fait en éducation et en santé, ce n’est pas qu’une vocation, précise Josée Scalabrini. Ce sont des professions qui méritent d’être pleinement reconnues. Nous sommes des femmes de cœur et des femmes de cœur, ça se serre les coudes ! », conclut-elle.

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