Ruba Ghazal
Bonjour tout le monde, je suis vraiment très heureuse et fébrile et émue aussi d’être parmi vous ce matin avec Sol, avec toute l’équipe de Québec solidaire. En cette fin de session, mais aussi en cette fin de législature, c’est quand même quelque chose. Vous nous avez vu aller toute la gang de Québec solidaire, on est une équipe engagée, combative, redoutable, efficace, une gang qui lâche jamais quand il s’agit d’améliorer le quotidien des Québécoises et des Québécois. Ça fait aucun doute pour moi, je le dis sans gêne, parce que j’en suis totalement convaincue, on a été la meilleure opposition, pas seulement de la session, mais aussi des quatre dernières années.
Regardez les autres partis d’opposition, aucun autre parti d’opposition n’a réussi à obtenir autant de gains que Québec solidaire.
C’est grâce au travail déterminé de Christine et d’Andres qu’on a obtenu un moratoire contre les évictions.
C’est grâce à Guillaume qui est absent ce matin, et pour des raisons familiales, parce qu’il accueille un nouveau bébé, un deuxième. Donc c’est grâce à lui qu’on va protéger la sécurité des jeunes en interdisant la vente de boissons énergisantes pour les moins de 16 ans. C’est aussi grâce à lui que le PEC vient d’être ouvert pour des milliers de personnes qui ont entendu trop longtemps.
Grâce au travail rigoureux d’Alejandra, on a obtenu 50 millions de dollars pour la rénovation de l’hôpital Douglas qui tombait en ruine.
En éducation, Gabriel a braqué les projecteurs sur l’injustice entre l’éducation des garçons et des filles causés par l’école à trois vitesses. Et c’est grâce à lui que le gouvernement vient de mettre fin à la sélection basée sur les notes pour les programmes particuliers au secondaire. C’est une fin, c’est une mini-reconnaissance de la CAQ qui refuse de reconnaître l’école à trois vitesses. Et c’est quand même quelque chose d’incroyable. Et ça, c’est grâce à Gabriel.
Étienne a affronté le ministre des Finances et a réussi à bloquer Q5, un projet de loi dangereux qui démantèle nos lois environnementales. C’est quand même majeur.
Andrés, Monsieur Logement, c’est comme ça que je l’appelle, a pas lâché le gouvernement jusqu’à le faire abandonner son projet de loi qui s’attaque aux membres dans les coopératives d’habitation parmi les rares qui payent un loyer réellement abordable. Imaginez, en pleine crise. Et c’est grâce à Andress que ces gens-là maintenant sont protégés.
Haroun a tenu tête à la CAQ et a forcé Simon-Jolin Barrette à abandonner son projet de constitution antidémocratique.
Manon a déposé le premier projet de loi de l’histoire du Québec co-construit avec des membres des Premières Nations et des Inuits. Manon est aussi une voie très forte et nécessaire au Parlement pour défendre les communautés LGBTQ+, attaquées de toutes parts aujourd’hui.
Alexandre, aussi avec Guillaume, a participé activement à la mobilisation pour l’hôpital Maisonneuve-Rosemont jusqu’à la dernière seconde. Il a aussi travaillé sans relâche pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs et aussi l’autonomie syndicale.
Je veux aussi personnellement remercier toute mon équipe qui m’a aidée à faire une mobilisation incroyable, hors norme, pour d’hommes et de femmes partout au Québec pour mieux protéger les femmes victimes de violences conjugales alors que les féminicides ne font qu’augmenter au Québec avec l’adoption de la loi Gabi-Renaud.
Et évidemment, mon porte-parole seul, mon Sol, a porté notre vision d’indépendance inclusive partout au Québec. Il a permis, il est en train de permettre à d’autres enfants de la loi 101, comme moi, il y a longtemps, de croire au projet d’indépendance. C’est si important. C’est aussi un défenseur infatigable du droit à respirer un air de qualité pour les gens de son comté.
Donc, vous le savez, je le sais que vous le voyez et que vous le constatez, Le caucus de Québec solidaire a fait un travail exceptionnel à l’Assemblée nationale. J’en suis tellement fière.
Mais aussi dans la rue, avec la société civile, avec les mouvements sociaux. Et tout ça, en étant dans l’opposition, tout ça avec seulement 11 députés. Non mais imaginez tout ce que réaliserait un gouvernement solidaire avec une équipe aussi forte, aussi crédible, aussi efficace.
Bon, on a beau faire des gains, comme on en fait, puis vous le voyez, depuis de nombreuses années, puis on en a fait beaucoup cette session, on a beau faire des gains, malheureusement, les crises continuent, puis les inégalités au Québec augmentent. Moi, sincèrement, je suis tannée. Je suis tannée que la classe moyenne doive continuer à se priver pour payer la base, pour payer le loyer. Je suis tannée que les jeunes ne soient plus capables de s’acheter une maison. Ce n’était pas le cas quand moi, j’étais jeune, mais c’est le cas aujourd’hui. J’en peux plus de voir le nombre de gens dans la rue augmenter. Je trouve scandaleux que nos routes, nos écoles et nos hôpitaux tombent en ruines pendant que le gouvernement de la CAQ dilapide l’argent public, l’argent durement gagné par les Québécoises et les Québécois. Je refuse d’accepter que ce soit une fatalité.
Le Québec n’est pas condamné à choisir entre les responsabilités de la CAQ, la corruption des libéraux ou le virage conservateur du Parti québécois. Tous ces partis ont déjà gouverné. Ils ont contribué, les uns après les autres, à augmenter le cynisme des Québécois et aussi à miner leur confiance en l’État. On les connaît. Ces partis-là ont échoué. Il n’y a rien de nouveau là-dedans.
Les Québécoises et les Québécoises qui veulent, on le sent, on le voit partout, ils veulent du changement. Je les comprends tellement parce que moi aussi, je veux que ça change.
Je veux redonner espoir aux Québécois et aux Québécoises, à mon peuple que j’aime tant. Parce que moi, j’en ai de l’espoir. Surtout quand je vois ce que Québec solidaire, on est capable de réaliser, ce qu’on est capable d’obtenir des gains comme gains pour la population.
Mais sincèrement, je dois vous l’avouer, il y a une limite. Il y a des limites à ce qu’on peut faire comme partie d’opposition. On a beau être la meilleure opposition à livrer la marchandise, à avoir une équipe forte et crédible, rigoureuse, qui travaille très, très fort, il y a une limite à notre action.
Nous, à Québec solidaire, on a une autre vision pour le Québec. On a d’autres ambitions pour améliorer la vie des gens. On a de vraies solutions audacieuses et aussi crédibles. Mais pour les réaliser, ça prend un gouvernement de Québec solidaire. Merci beaucoup. Je laisse maintenant la parole à Sol.
Sol Zanetti
Merci Ruba, merci infiniment.
La société québécoise, elle est prête pour une nouvelle approche. Elle est prête pour faire différemment des 30 dernières années. C’est ce qu’on entend partout.
Les gens veulent du changement et pas juste un changement de chef à la CAQ. Et si l’histoire nous a appris une chose, c’est que lorsque les Québécoises et les Québécois veulent du changement, c’est une question de temps avant que ça arrive. La seule question, c’est quel parti sera à être le véhicule de ces grands changements.
Quand on regarde rapidement le paysage politique au Québec, on se rend vite compte que le seul parti qui peut vraiment amener du changement, c’est Québec solidaire. Parce que nous, on va se battre pour que tout le monde ait un toit abordable. On va construire la suite de notre histoire avec tous les Québécois et toutes les Québécoises de toutes les origines.
On va défendre ce qui crée la vraie richesse collective, nos écoles, notre système de santé, notre langue. On est les seuls à avoir le courage de lancer des débats sur l’équité fiscale en proposant l’imposition des grandes fortunes. C’est ça aussi le bilan de notre session, avoir réussi à imposer une discussion que les autres partis n’oseront jamais avoir.
Ni le PQ, ni le PLQ, ni la CAQ ne sont prêts à affronter le casse-tête fiscale qui nous attend au Québec. Les finances publiques vont mal, on doit réparer nos services publics, rattraper un retard historique dans le maintien des infrastructures, et l’austérité, ce n’est pas un projet de société. Faire payer les ultra-riches qui ont une fortune de plus de 25 millions, ce n’est pas juste une question de justice ou de gros bon sens. C’est aussi une manière d’arrêter, de se demander si on est les moyens et de prendre les moyens de faire ce qu’il y a à faire au Québec.
Prendre les moyens d’avoir une école publique qui nourrit les esprits et remplit le ventre de tous les enfants du Québec. Prendre les moyens de soigner les aînés, la génération qui a bâti le Québec, que ce soit chez eux ou où ils souhaitent. Prendre les moyens de s’affranchir du pétrole une fois pour toutes, et aussi de s’affranchir d’un État canadien qui n’a rien de mieux à faire avec l’argent de nos impôts que de subventionner la guerre et le pétrole. C’est une question d’ambition.
La campagne approche. Les Québécoises et Québécois n’ont pas besoin de résignation, ils ont besoin d’espoir et c’est ça qu’on va leur donner.
Ruba Ghazal
Merci beaucoup, Sol.
Donc, on part, tout le monde ensemble, en direction des élections avec un objectif de démontrer aux Québécoises et aux Québécois que les échecs des derniers gouvernements ne sont pas une fatalité. De leur démontrer qu’on est capable, comme peuple, de faire de grandes choses, que c’est possible.
Ce n’est pas le temps de se résigner à suivre le bateau américain ou de faire des concessions sur nos principes, sur nos valeurs ici au Québec. C’est le moment, au contraire, comme peuple québécois, de nous tenir debout, d’être novateur et d’avoir une vision économique et sociale porteuse d’espoir. C’est maintenant le temps de croire en nous, le peuple québécois, et d’essayer, d’oser essayer quelque chose de nouveau.
Les Québécois et les Québécoises ont le pouvoir de choisir cette voie, celle de l’espoir, celle de Québec solidaire.
Bon, alors la session est peut-être terminée, mais moi, demain, vous me connaissez, je me retrouve sur les manches avec toute l’équipe des solidaires, puis je m’en vais, je vais vous le dire comment je le vois, sur les routes du Québec, je m’en vais à la guerre. Je m’en vais me battre avec les solidaires pour améliorer le quotidien des Québécois. Je m’en vais le couteau entre les dents. Les gens qui me connaissent le savent, ils ne sont pas surpris de ce que je dis.
Je suis extrêmement déterminée, extrêmement optimiste, extrêmement enthousiaste et positive, et je sais que ça, ça va déteindre sur les Québécois pendant la campagne électorale, parce que nous, on refuse de baisser les bras. On a beaucoup, beaucoup à offrir aux Québécois et Québécoises, à la classe moyenne, aux jeunes, aux femmes, à tout le monde, un projet de société qui ne laisse personne dernière.
On a des solutions pour réduire les inégalités et aussi de l’espoir pour vraiment changer les choses.
Merci beaucoup.
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