« Ça fait trois ans que les agents et agentes en services correctionnels (ASC) du Québec sont sans convention collective et près de quatre ans donc sans augmentation salariale. En conciliation, à la table de négociation, nous en sommes rendus aux clauses à incidences financières et nos nombreuses pressions actuelles sur les acteurs politiques visent à faire débloquer les mandats nécessaires pour aboutir à une entente satisfaisante », souligne le président du SAPSCQ-CSN, Mathieu Lavoie.
« Nous martelons depuis plusieurs mois que nos conditions salariales doivent tenir compte de la spécificité de notre métier. La hausse vertigineuse de la violence, des agressions, des livraisons par drones, de la présence de cellulaires et d’armes à l’intérieur même des murs augmentent considérablement les risques liés à notre travail. Malgré toutes nos explications, tous les arguments concrets documentés, notre employeur refuse de dégager les sommes qui témoignent de cette reconnaissance. Pour nous, la balle est indéniablement dans le camp de l’employeur. On se mobilise en grand nombre depuis plusieurs mois et on est résolus à continuer », ajoute le président du syndicat.
« Nos conditions de travail actuelles font en sorte que plus de 200 postes sont vacants et que nous comptons environ 250 absences pour diverses raisons. Nous manquons cruellement d’effectifs et les ressources matérielles mises à notre disposition sont insuffisantes. Le ministère de la Sécurité publique doit offrir de meilleures conditions de travail et fournir les ressources humaines et matérielles nécessaires pour assurer la santé et la sécurité du travail des ASC et reconnaitre le caractère particulier de notre métier », conclut le président du syndicat.





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