Édition du 22 septembre 2020

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Violence faite aux femmes

Violence conjugale et pandémie : les maisons d'aide et d'hébergement redoublent d'efforts pour rassurer les femmes et les enfants

MONTRÉAL, le 28 avril 2020 - Depuis le début de la pandémie, les 43 maisons d’aide et d’hébergement membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale multiplient les initiatives pour continuer d’offrir leurs services aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale, et ce en toute sécurité pour leur santé. « Nous voulons rassurer les femmes qui nous contactent, nos maisons sont ouvertes et sont là pour les aider à quitter leur conjoint violent et cela sans risque pour leur santé », explique Chantal Arseneault, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. « Ce qui nous aiderait aujourd’hui, c’est d’avoir accès aux tests de dépistage pour les femmes qui doivent être hébergées, nous pourrions les accueillir beaucoup plus rapidement dans les maisons », ajoute-t-elle.

Continuer d’accueillir et de rejoindre les femmes et les enfants victimes de violence conjugale

Depuis le début de la pandémie, nos maisons membres ont été proactives pour garantir la sécurité et la santé des femmes hébergées et de leurs enfants et pour continuer d’offrir leurs services à celles qui en ont besoin. Parmi ces actions, des nouvelles mesures sanitaires ont été instaurées dans les maisons d’hébergement, des représentations ont été faites auprès du gouvernement pour faciliter l’accès et le séjour des femmes en maison d’hébergement et de nouveaux moyens ont été mis en place pour aider les femmes victimes de violence conjugale qui ne pourraient téléphoner à joindre des ressources. À cet égard, la collaboration des commerces essentiels a été sollicitée. Les maisons sont également en lien étroit avec SOS violence conjugale afin que les femmes puissent avoir accès en un seul appel à une maison d’hébergement.

Faciliter l’accès des femmes aux maisons d’hébergement

Pour éviter la propagation du virus et ainsi protéger la santé des femmes déjà présentes dans les maisons et des équipes de travail, des lieux alternatifs ont été trouvés pour permettre aux femmes, qui tentent actuellement de fuir la violence conjugale, de faire une quarantaine avant d’intégrer la maison. Toutefois, confrontées à un protocole strict à respecter, pour une période de deux semaines, certaines femmes vont finalement se résoudre à rester avec leur conjoint violent.

« Nous sommes inquiètes pour ces femmes et nous cherchons à diminuer les inconvénients relatifs au confinement », indique Chantal Arseneault. « Tester toutes les femmes dirigées vers les lieux alternatifs d’hébergement permettrait de réduire grandement la période de quarantaine, de les accueillir plus rapidement en maison et donc d’avoir davantage de places disponibles dans ces lieux alternatifs. Cela ferait toute la différence pour ces femmes », poursuit-elle.

En cette période difficile, il est important de trouver des moyens efficaces pour aider les femmes violentées, c’est pourquoi le Regroupement et ses maisons membres pressent le gouvernement d’ouvrir l’accès aux tests aux femmes victimes de violence qui demandent à être accueillies en maison d’hébergement.

De par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale. Dans une perspective de prévention, il déploie un éventail de stratégies pour aider tous les acteurs de la société québécoise à mieux comprendre, dépister et agir en matière de violence conjugale.

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 44 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Cet organisme a pour but de sensibiliser à la problématique de la violence conjugale, de défendre les droits des femmes et des enfants violentés, de représenter leurs membres auprès des instances publiques et gouvernementales.

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