De nombreuses organisations syndicales avaient uni leurs voix à celles des assureurs pour demander des limites claires sur les frais réclamés par les pharmaciennes et les pharmaciens aux travailleuses et aux travailleurs qui sont couverts par un régime privé d’assurance médicaments. La forte différence entre les honoraires facturés aux personnes couvertes par le régime public et celles par un régime privé, les variations importantes d’un médicament à l’autre et d’une pharmacie à l’autre, ainsi que la hausse rapide de ces honoraires étaient quelques-uns des éléments dénoncés par les organisations, qui cherchent des avenues pour limiter les hausses de primes d’assurance collective.
« En assurance collective, chaque dollar remboursé fait monter la prime, incluant les honoraires professionnels des pharmaciens qui sont inclus dans les factures. L’absence d’encadrement de ces coûts, qui sont imprévisibles et qui gonflent artificiellement les coûts des assurances, ce sont les travailleuses et travailleurs qui en paient la facture sur leur chèque de paie », explique Frédéric Brun, président de la FEESP-CSN. « Chez nos membres, les primes d’assurance peuvent gruger plus de 10 % de leur salaire, dépassant souvent plus de 20 % des déductions sur leur paie, poursuit Frédéric Brun. L’amendement proposé par les parlementaires aura un impact concret pour des milliers de membres de notre organisation ».
La FEESP-CSN représente notamment 6 300 employé-es de soutien dans le réseau collégial et plus de 36 000 dans le réseau scolaire, toutes et tous couverts en grande partie à leurs frais par le régime privé d’assurance collective.


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