Édition du 6 avril 2021

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Océanie

Attentat. Brenton Tarrant, geek et terroriste d’extrême droite

L’Australien arrêté pour l’attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, est un pur produit d’Internet. En témoigne sa maîtrise des codes d’une extrême droite très présente sur les réseaux sociaux.

Tiré de Courrier international.

“Et n’oubliez pas, les gars, abonnez-vous à la chaîne de PewDiePie !” La phrase est prononcée par le tireur dans son live Facebook, filmé à la manière d’un vlog sordide, de l’attentat de Christchurch, le 15 mars. Que vient faire cette exhortation à suivre le youtubeur comptant le plus d’abonnés de la plateforme durant un attentat terroriste ? “Pour les non-initiés, c’était une manière étrange de faire diversion”, signale le New York Times, qui titre “Un massacre planifié sur Internet à destination des internautes”.

En dehors d’un clin d’œil à une figure devenue de plus en plus sulfureuse – qui s’est lamentée par tweet que son nom soit associé à l’attentat –, c’est une fausse piste, prévient le quotidien américain. “C’était un piège, une plaisanterie destinée à induire en erreur l’opinion publique et les médias.”


Une affiche appelle à l’unité contre la haine, le racisme, le terrorisme et le suprémacisme après l’attentat de Christchurch. Photo prise dans cette ville de Nouvelle-Zélande, le 16 mars 2019.
REUTERS/Jorge Silva

L’Australien arrêté pour l’attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, est un pur produit d’Internet. En témoigne sa maîtrise des codes d’une extrême droite très présente sur les réseaux sociaux.

“Et n’oubliez pas, les gars, abonnez-vous à la chaîne de PewDiePie !” La phrase est prononcée par le tireur dans son live Facebook, filmé à la manière d’un vlog sordide, de l’attentat de Christchurch, le 15 mars. Que vient faire cette exhortation à suivre le youtubeur comptant le plus d’abonnés de la plateforme durant un attentat terroriste ? “Pour les non-initiés, c’était une manière étrange de faire diversion”, signale le New York Times, qui titre “Un massacre planifié sur Internet à destination des internautes”.

En dehors d’un clin d’œil à une figure devenue de plus en plus sulfureuse – qui s’est lamentée par tweet que son nom soit associé à l’attentat –, c’est une fausse piste, prévient le quotidien américain. “C’était un piège, une plaisanterie destinée à induire en erreur l’opinion publique et les médias.”

D’ailleurs Brenton Tarrant “savait comment faire pour que son massacre devienne viral”, analyse le Washington Post. Avant la diffusion en direct sur Facebook de l’attentat, un “manifeste” a été posté sur différentes plateformes en ligne. Dont le site 8chan, forum de prédilection des suprémacistes blancs, où Brenton Tarrant a annoncé son intention de passer à l’action IRL, c’est-à-dire dans le monde réel, hors du numérique.

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