Le Syndicat des Métallos demande maintenant une audience au Tribunal administratif du travail pour faire cesser ces travaux faits illégalement et que l’employeur renonce au recours à des travailleur.euse.s de remplacement, ce qui est en contravention avec le Code du travail du Québec.
« Siemens Énergie se comporte en voyou. Non seulement elle met ses travailleur.euse.s en lockout pour économiser leur salaire pendant les travaux d’agrandissement de l’usine, mais en plus elle fait faire leurs tâches illégalement par des travailleur.euse.s de remplacement », fait valoir le représentant syndical des Métallos, Luc Laberge.
Le rapport fait état de plus d’une dizaine de personnes qui auraient accompli des tâches habituellement dévolues aux salarié.e.s, et ce en contravention avec le Code du travail. La législation québécoise prévoit que lors d’un lockout (ou une grève), seul.e.s les cadres embauché.e.s avant la période de négociation peuvent effectuer les tâches dévolues normalement aux syndiqué.e.s en conflit.
Le président de la section locale 8396, Michaël Proulx, accompagnait les deux enquêteurs lors de leur visite le 28 avril. Il a alors pu constater que des personnes non autorisées effectuaient des tâches qui auraient normalement dû être effectuées par des syndiqué.e.s. « Ce sont nos membres qui devaient déplacer les machines dans le cadre des travaux d’agrandissement, c’était déjà planifié. C’est illégal au Québec de faire faire nos tâches par d’autres travailleur.euse.s. Ça vient confirmer leur mépris des lois québécoises en plus du mépris des travailleur.euse.s », fait valoir Michaël Proulx.




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