Édition du 4 octobre 2022

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Négociations du secteur public

Contradictions du gouvernement dans le dossier de la sous-traitance - Les fonctionnaires et ouvriers du SFPQ prennent les grands moyens pour négocier

QUÉBEC, le 17 juin 2015 - Devant l’inertie du Conseil du trésor aux tables de négociation, les quelque 150 membres des conseils de négociations, réunis aujourd’hui à Québec, ont recommandé au SFPQ de planifier l’exercice de la grève générale à déclarer au moment jugé opportun. Ainsi, les quelque 31 000 membres du SFPQ dans la fonction publique se prononceront, d’ici l’automne, sur la possibilité d’exercer des moyens de pression lourds pouvant mener à des débrayages.

« Le ministre Martin Coiteux nous a demandé de trouver des sources de financement à nos demandes pour le renouvellement de nos conventions collectives, nous lui en avons fourni : diminuer la sous-traitance et arrêter une fois pour toutes de payer jusqu’au double du prix. Monsieur Coiteux avait pourtant envoyé un message clair aux ministères et organismes lors du dépôt du budget : cesser d’avoir recours aux ressources externes. Mais dès qu’on lui parle d’embaucher, même si c’est moins cher globalement, il se bouche les oreilles ! », a indiqué la présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau.

Le SFPQ rappelle que les offres sectorielles combinées aux offres salariales et monétaires représentent un affront sans précédent d’un gouvernement québécois envers ses employés. Les offres du gouvernement libéral prévoient notamment un gel salarial de deux ans et 1 % d’augmentation par année pour les trois années suivantes ainsi que diverses récupérations sur les congés de maladie et le régime de retraite.

« Le gouvernement constate qu’autant de mépris et de demandes de reculs de sa part, ça ne passera pas comme une lettre à la poste. Il mise sur l’opinion publique et notre apathie pour nous imposer ces demandes et ne rien nous donner. Le peuple n’est pas dupe : cette offre patronale, c’est le programme de réduction des services publics déguisé en demandes patronales aux tables de négociation. C’est la suite logique de son programme d’austérité qui entraine des délais de traitement et la mort à petit feu des services publics dans les régions » rappelle Lucie Martineau, présidente générale du SFPQ.

Par ailleurs, rappelons qu’à l’issue d’une tournée de vote ce printemps, les travailleuses et les travailleurs de l’Agence du revenu du Québec (ARQ), membres du SFPQ, se sont déjà prononcé majoritairement pour le déclenchement de moyens de pression lourds allant jusqu’à la grève générale.

« Le scénario se met en place pour un automne chaud. Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, va se rendre compte que la mobilisation de nos membres sera à la hauteur du mépris contenu dans ses offres et de ses messages contradictoires », conclu madame Martineau.

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