« La FIQ se réjouit que les inhalothérapeutes et les perfusionnistes cliniques, qu’elle représente depuis plus de 20 ans, demeurent regroupés dans la même catégorie que les infirmières et infirmières auxiliaires. Ce maintien reflète la volonté de préserver le caractère représentatif de la catégorie 1, un enjeu pour lequel plus de 11 000 professionnelles avaient signé une pétition en 2024 », déclare Julie Bouchard, présidente de la FIQ.
La Fédération reconnaît également la décision gouvernementale de maintenir les accréditations syndicales existantes, évitant ainsi un chaos inutile dans un réseau de la santé déjà fragilisé par l’arrivée de Santé Québec. « Autre point positif : on a maintenant clarifié les règles entourant l’ancienneté, en incluant les établissements du Grand Nord et les établissements privés conventionnés », ajoute Mme Bouchard.
Malgré ces avancées, la FIQ identifie des risques importants, notamment la possibilité qu’un futur président du Conseil du trésor concentre à l’excès la négociation entre ses mains. Pour contrer ce risque, elle propose d’obliger - et non seulement de permettre - la création d’arrangements locaux pendant les négociations nationales afin d’assurer un espace réel pour les employeurs et les syndicats locaux.
La FIQ est aussi préoccupée par la réorganisation de l’acteur patronal ; elle juge qu’il faut la participation concrète de Santé Québec au processus de négociation, si cette société d’État est ensuite responsable du déploiement des ententes négociées. « Ça appartient à l’employeur d’organiser sa structure, mais les négociateurs patronaux doivent avoir des mandats clairs et être capables de faire appliquer les ententes sur le terrain. Or, depuis deux rondes de négociations, ça bloque trop souvent une fois venu le temps de les mettre en place », conclut la présidente.
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