Édition du 24 janvier 2023

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Négociations du secteur public

De soir et de fin de semaine pour l'instant - Le SPGQ adopte un mandat de grève générale

QUÉBEC, le 18 nov. 2015 - Le comité exécutif du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) vient d’adopter un mandat de grève générale pour des grèves de soir et de fin de semaine. Effectif dès le 27 novembre jusqu’au 22 décembre 2015, ce mandat de grève résulte de l’absence de négociation de bonne foi dans le contexte des négociations des professionnels de la fonction publique.

« Sur recommandation du comité de négociation de la fonction publique, le comité exécutif du SPGQ a opté pour ce type de mandat, car il a été priorisé par les instances. Ce mandat constitue un premier coup de semonce qui fera mal au gouvernement. Le gouvernement peut prêcher dans le désert de l’austérité, mais il doit savoir qu’aucune graine ne peut germer dans le sable », a indiqué Richard Perron, président du SPGQ.

Ce mandat sera utilisé tous les jours ouvrables, de minuit à 6 h 59 et de 18 h 31 à minuit. Les membres du SPGQ seront également en grève tous les samedis et dimanches.

Rappelons que le 12 novembre, les membres du SPGQ ont entériné un mandat de grève historique à la suite d’une tournée de vote tenue du 13 octobre au 9 novembre à travers le Québec. Le taux de participation des membres a été de 69 % - du jamais vu depuis 30 ans au SPGQ - et le vote pour la grève a recueilli une adhésion de 75,8 %.

Le Conseil du trésor ne propose que de modifier légèrement ses demandes initiales aux employés de l’État dans le dossier du gel salarial. Au menu : un gel salarial d’un an, assorti d’une faible augmentation de 1 % par an pendant 3 ans. Aucune augmentation ne serait offerte pour la cinquième année de l’entente. « Bref, au final, encore un appauvrissement sous l’inflation pour les professionnels du gouvernement », ajoute M. Perron.

« Le gouvernement propose en plus d’abaisser arbitrairement les conditions de travail de ses experts qui, notamment, veillent à la qualité de l’eau, de l’air, de la terre, des aliments, des travaux publics, des finances publiques et des routes, pour ne donner que ces exemples. Avec leurs énormes responsabilités, nos membres ne méritent certainement pas d’être traités avec aussi peu de considération », conclut le président du SPGQ.

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