Édition du 6 décembre 2022

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Gaz de schiste

Gaz de schiste - retirer les matières radio-actives des déchêts de forage

L’une de mes principales préoccupations venant des activités entourant le gaz de schiste est le traitement des déchets générés par les forages, déchets solides et liquides, et souvent radio-actifs après avoir passé un plus ou moins long séjour sous terre.

Cela m’inquiète, car je suis certaine que nos usines de traitement d’eaux usées municipales ne sont pas conçues pour les enlever, et que tout aboutit, à plus ou moins court terme, dans nos cours d’eau qui nous servent ultimement comme source d’eau potable.

Hé bien ! Il semblerait que le Département d’Énergie des États-Unis et la compagnie General Electric ont décidé de se pencher sur la question. Voici une traduction libre d’un texte trouvé sur un blog attaché à la publication Forbes.

Le Department of Energy (DOE) et General Electric (GE) dépenseront $2 millions durant les 2 prochaines années pour enlever les matières radioactives naturelles qui se trouvent dans les fluides de fracturation générées par l’industrie du gaz de schiste en pleine expansion en Amérique du Nord.

La santé publique de l’état de New York, le New York State Department of Health, met surtout l’accent sur le radium-226, un radionucléide particulièrement préoccupant qui vient de la formation Marcellus, bien creuse dans la formation montagneuse des Appalaches.

Durant les opérations de fracturation hydraulique, les foreurs injectent à pression de l’eau et un mélange de produits chimiques dans les puits pour éclater le schiste et relâcher ainsi le gaz naturel qui y est emprisonné. La saumure qui revient à la surface contient parfois jusqu’à 16,000 picoCuries par litre de radium-226. La limite tolérable pour déverser du radium-226 dans un cours d’eau est 60 pCi/L, et la norme acceptable pour l’eau potable de l’EPA est 5 pCi/L. De l’uranium et du radon-222 ont aussi été détectés dans l’eau qui revient à la surface des puits creusés bien creux dans le schiste.

En Pennsylvanie, des eaux usées de forage venant des 71,000 puits creusés dans l’état ont été déversées dans des ruisseaux et des rivières après un traitement conventionnel de traitement d’eaux usées, mais sans avoir été testées pour la radioactivité, selon les journaux Pittsburgh Post-Gazette et The New York Times, ce qui attira l’attention à la contamination à la radioactivité plus tôt cette année après avoir étudié des documents internes de l’EPA :

"Les documents révèlent que les eaux usées, qui sont parfois transportées à des usines de traitement qui ne sont pas conçues pour les traiter et sont ensuite déversées dans des rivières qui sont des sources d’eau potable, contiennent de la radioactivité à des niveaux plus élevés que l’on pensait, et beaucoup plus élevés que les normes fédérales ont fixées comme étant sécuritaires pour être manipulées par ces usines de traitement." Source : The New York Times

Le laboratoire de recherche Global Research de GE à Niskayuna, dans New York, propose de retirer les éléments radioactifs de ces eaux usées et des saumures en utilisant un système de membranes à distillation similaires à l’osmose inverse conventionnelle, mais conçu spécifiquement pour capturer ces matériaux radioactifs. GE dépensera $400,000 sur le projet et le DOE subventionnera pour $1,6 millions. Le DOE a annoncé le projet au début d’août. Le procédé génèrera des déchets radioactifs concentrés qui seront disposés de manière conventionnelle, ce qui veut habituellement dire de l’entreposage dans des contenants scellés à être entreposés dans des sites creux sous terre.

Le gouvernement cherche à répondre aux préoccupations environnementales sans nuire au boom gazier survenu grâce à la fracturation hydraulique, ou fracking, dans les formations de schiste, ou de shale.

Ce texte est tiré du blogue des AmiEs du Richelieu : http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/

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