La FNEEQ et le Regroupement université solidaires
L’Association des professeur(e)s à temps partiel de l’Université Concordia (CUPFA) a annoncé hier en conférence de presse qu’elle déclenchait une grève rotative afin de manifester son indignation devant la lenteur de la négociation, qui dure depuis maintenant 6 ans. Rappelons que les membres avaient voté l’automne dernier dans une proportion de 97 % pour le déclenchement d’une grève au moment jugé opportun.
Se défendant de prendre les étudiants en otage, Mme Maria Peluso, présidente de CUPFA, a plutôt insisté sur l’importance des conditions de travail des enseignants pour le maintien de la qualité de l’enseignement. Les objectifs poursuivis par les professeurs à temps partiel constitueront les conditions d’apprentissage des étudiants a-t-elle souligné. Du reste, des représentantes des associations étudiants prenaient part à la conférence de presse.
Par ailleurs, la FNEEQ était présente pour manifester son appui aux membres de CUPFA. Par la voix de Marie Blais, elle a démontré l’importance de la solidarité en prenant exemple sur la négociation regroupée des chargées et des chargés de cours. Guy Dufresne, président du SCCUQ, et Laval Rioux, vice-président du SCCCUM, ont également exprimé leur incompréhension devant le mépris de l’administration de l’Université envers les enseignants à temps partiel. Ils ont notamment souligné que ces derniers reçoivent quelque 2000 $ de moins pour une charge d’enseignement de trois crédits que les autres chargés de cours du Québec. Ils les ont encouragé à poursuivre leur lutte et leur ont rappelé toute leur solidarité.
Source : http://www.fneeq.qc.ca/fr/universites/actualites/index.html

