Édition du 4 mai 2021

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Services sociaux

Il y a urgence d'agir pour éviter l'exode des psychologues du réseau public (FSSS-CSN)

MONTRÉAL, le 21 janv. 2021 - La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) rejette fermement l’approche du gouvernement visant à faire appel, à fort prix, à des psychologues du secteur privé pour pallier le sous-financement des services dans le secteur public. Cela aura pour effet d’exacerber les difficultés d’attraction et de rétention des psychologues du réseau public.

« Il est clair que les établissements publics ont de la difficulté à recruter des psychologues, notamment à cause des salaires non concurrentiels. C’est la conséquence des décisions gouvernementales des dernières décennies qui ont laissé dépérir le réseau public, explique le président de la FSSS-CSN, Jeff Begley. Cela s’observe en fait partout dans le réseau, dans tous les titres d’emploi. Les salaires sont insuffisants. Pourtant, nous sommes présentement en négociation. C’est le temps maintenant de régler ces problèmes. »

« C’est indécent que le gouvernement offre jusqu’à 100 $ l’heure aux psychologues dans le secteur privé ! C’est plus du double du salaire maximum qu’un tel professionnel peut toucher en travaillant dans le secteur public (49,82 $/h) et quatre fois celui d’un psychologue au premier échelon (26,43 $/h). Et ce, alors que dans le secteur public, le gouvernement offre seulement 1,75 % d’augmentation cette année, ce qui équivaut à 0,46 $/h pour un psychologue au premier échelon », ajoute la vice-présidente du secteur public à la FSSS-CSN, Josée Marcotte.

En négociation, la FSSS-CSN réclame une augmentation de 2 $ l’heure, rétroactif au 1er avril 2020, et le plus avantageux entre 0,75 $ l’heure ou 2,2 % pour les années 2021 et 2022. De plus, la FSSS-CSN exige le maintien de la prime d’attraction actuellement versée aux psychologues qui travaillent dans le secteur public que le gouvernement remet en question ainsi que l’amélioration des conditions de travail et de pratique.

Il y a urgence d’investir en santé mentale, d’agir sur les conditions de travail et de pratique ainsi que sur les salaires, surtout à un moment où l’on constate que la pandémie a des impacts majeurs sur la santé mentale des Québécoises et des Québécois. Pour la FSSS-CSN, si le gouvernement souhaite véritablement en faire une priorité, il doit y mettre les moyens nécessaires pour assurer les services dans le secteur public. De plus, la FSSS-CSN invite le gouvernement à regarder plus attentivement les solutions qui lui sont présentées aux tables de négociation, car améliorer l’offre de services en santé mentale n’est pas l’affaire que des psychologues, mais aussi de nombreux autres intervenantes et intervenants des services sociaux.

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