Édition du 15 octobre 2019

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Syndicalisme

La grève est imminente dans les réserves fauniques de la Sépaq (SFPQ)

QUÉBEC, le 12 sept. 2019 - Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) annonce que de nouveaux avis de grève ont été expédiés hier soir au ministre du Travail et à la direction de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). Cette fois, le Syndicat vise principalement 14 réserves fauniques au Québec, ce qui inclut aussi le service des ventes et des réservations qui fait partie de l’accréditation, de même que l’Auberge Port-Menier.

Le déclenchement d’une grève générale débutera à compter de samedi 21 septembre prochain à minuit jusqu’au jeudi matin suivant. Les quelque 500 membres du SFPQ travaillant dans les accréditations visées débrayeront en même temps, perturbant ainsi les activités de chasse. Plusieurs centaines de groupes de chasseurs sont attendus dans les réserves, dont celle de l’Île d’Anticosti où de nombreux chasseurs ont déboursé des milliers de dollars en forfaits, tout comme les chasseurs d’orignaux en plan américain dans plusieurs réserves fauniques.

Les réserves fauniques touchées par la grève sont : Anticosti, Ashuapmushuan, Chic-Chocs, Laurentides, La Vérendrye, Mastigouche, Matane, Papineau-Labelle, Port-Cartier-Sept-Îles, Port-Daniel, Rimouski, Portneuf, Rouge-Matawin, Saint-Maurice.

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs de la Sépaq membres du SFPQ se sont prononcés à 94 % en faveur du déclenchement d’une grève générale au moment opportun. Il s’agit d’un pourcentage historique de la part des membres de la Sépaq.

De plus, aux termes d’une tournée de vote à travers la province, en août dernier, près de 60 % des syndiqués de la Sépaq ont rejeté l’offre de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).

« La Sépaq doit maintenant bonifier son offre monétaire, jugée insuffisante par nos membres. Il n’est plus question pour eux de s’appauvrir année après année. Plusieurs de nos membres ne gagnent que 13 ou 14 $ par heure. Ils méritent de meilleurs salaires. Le 16 mai dernier, François Legault a justifié les hauts salaires des dirigeants de société d’État en indiquant qu’il faut offrir une rémunération compétitive pour conserver les meilleurs employés. Nos membres s’en souviennent très bien et s’attendent au même traitement. Le gouvernement Legault doit faire la démonstration qu’il est sensible à la réalité des petits salariés. », indique Christian Daigle président général du SFPQ.

La négociation porte sur le renouvellement des conventions collectives des quelque 2500 membres du SFPQ dans les parcs nationaux, les réserves fauniques, le Manoir Montmorency, le Parc de la Chute-Montmorency, la Station écotouristique Duchesnay, le siège social, le camping des Voltigeurs, les centres touristiques du Lac-Kénogami et du Lac-Simon, le Gîte du Mont-Albert, l’Auberge de montagne des Chic-Chocs,l’Auberge de Port-Menier ainsi que l’Aquarium du Québec.

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