Édition du 31 janvier 2023

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Syndicalisme

Le SCFP s'attaque à la détresse psychologique dans les centres d'appels

MONTRÉAL, le 14 janv. 2014 - Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) mène une vaste offensive contre le fléau de la détresse psychologique dans les centres d’appels. Plusieurs centaines de membres du SCFP, qui représente plus de 2500 employés de centres d’appels d’entreprises de communications au Québec, ont participé à une importante recherche scientifique sur le sujet. Cette recherche est la première du genre en Amérique du Nord.

Les résultats sont alarmants : 57 % des travailleuses et travailleurs concernés vivent une détresse psychologique élevée, comparée à 18 % pour l’ensemble de la main-d’œuvre au Québec. Le SCFP entreprend donc une vaste campagne de sensibilisation des employés et des employeurs afin d’attaquer le mal à la racine.

« La recherche réalisée par l’École des sciences de la gestion de l’UQAM identifie les causes principales de cette grande détresse. On retrouve parmi celles-ci la surcharge de travail, l’excès de surveillance, le peu d’autonomie et les problèmes de conciliation travail-famille. Quant aux conséquences, on parle notamment d’absentéisme fréquent et prolongé. On parle aussi de consommation accrue de médicaments pour réduire l’anxiété et la nervosité, aider à dormir et remonter le moral », a précisé Alain Caron, président du Conseil provincial du secteur des communications (CPSC) du SCFP.

Depuis le début du mois de janvier, les sections locales concernées du SCFP remettent des trousses de sensibilisation à chacun de leurs membres. Le message de cette campagne est : « Il y a une limite à presser le citron. La détresse psychologique, parlez-en à votre syndicat. »

« Nous avons entrepris des démarches d’envergure avec les employeurs pour changer les choses. Les centres d’appels sont des milieux de travail à haut risque en termes de santé psychologique. En tant que syndicat, nous assumons notre responsabilité de protéger les travailleurs et travailleuses. Nous comptons donc sur les employeurs pour entreprendre avec nous les changements majeurs qui s’imposent », a expliqué Alain Caron.

Le texte complet de la recherche est disponible à l’adresse http://bit.ly/1hiNTpF

Ses auteurs sont Denis Harrisson, Julie Cloutier et Vanessa Béland-Ouellette. Ils ont posé une série de questions à 659 employés de centres d’appels membres du SCFP.

Comptant plus de 111 000 membres au Québec, le SCFP représente quelque 7700 membres du secteur des communications au Québec et 1300 autres en contrat de service. Le SCFP est de plus présent dans les secteurs suivant : les affaires sociales, l’éducation, les universités, les municipalités, l’énergie, les sociétés d’État et organismes publics, les transports aérien et urbain, ainsi que le secteur mixte.

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