Édition du 5 novembre 2019

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Mouvement syndical

Fausse affirmation de l’Université de Montréal

Le syndicat des chargé-es de cours est très déçu

C’est avec stupeur que le Syndicat des chargé-es de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM–FNEEQ–CSN) a pris connaissance, hier soir, d’un message publié sur le site de l’institution affirmant faussement que : « Les représentants de l’Université ont également proposé à leurs vis-à-vis de poursuivre la négociation les jeudi 11 et vendredi 12 mars en abordant les autres points de la convention, ce qui aurait permis d’avancer et d’accélérer le processus de négociation en cours. »

Les membres du comité de négociation du SCCCUM sont absolument outrés et fort déçus par une telle affirmation provenant de la direction d’une université. Le président du syndicat, Francis Lagacé, affirme : « Jamais l’Université n’a offert de discuter le vendredi 12 mars. Jamais ! C’est nous qui avons proposé de négocier sur la question des accompagnateurs et coachs et elle a refusé ! »

Désappointé, il commente : « Pourquoi l’Université a-t-elle délibérément menti de la sorte ? Cherche-t-elle à faire diversion pour cacher des motifs inavouables alors que nous pouvions enfin espérer une véritable négociation ? Quoi qu’il en soit nous sommes très déçus de cette attitude tout à fait indigne d’une institution d’enseignement aussi prestigieuse. »

Lettre au conciliateur
Ce matin, le syndicat a fait parvenir une lettre au conciliateur dans le dossier, Robert Dupuis, afin de lui faire part de son désenchantement. En voici quelques passages :

« Le SCCCUM tient à porter à votre connaissance cette désinformation : les représentants de l’Université n’ont pas proposé de poursuivre la négociation vendredi 12 mars, puisque le porte-parole devait effectuer une consultation auprès des représentants de la Faculté de musique.

« En outre, les représentants du SCCCUM ont bel et bien proposé de ne pas reporter les discussions sur le statut des accompagnateurs et coachs vocaux et d’en faire l’objet de négociation durant la nuit de mercredi si cela s’avérait nécessaire et de continuer la négociation le jeudi 11 mars au matin, tel que la disponibilité du conciliateur nous le permettait. Nous voulions justement éviter tout report de la négociation.

« Cette campagne de désinformation porte préjudice au Syndicat et donc à l’ensemble des syndiqués, à un moment crucial de cette négociation. »

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