« Diageo n’a même pas eu la décence ou la dignité d’informer le syndicat ou ses membres avant d’annoncer publiquement la fermeture de l’usine, même en sachant que cette décision serait extrêmement impopulaire dans la région, alors que la province continue de boycotter les spiritueux américains et que notre pays est plus que jamais déterminé à protéger les emplois ici même au Canada, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. Cette entreprise devra parler avec Unifor ainsi qu’avec ces travailleuses et travailleurs qu’elle le veuille ou non. Reste à voir si nous aurons à adopter la méthode douce ou la méthode forte pour arriver à nous faire entendre. »
La nouvelle de la fermeture de l’usine est tombée le jour où les déléguées et délégués participant au 5e Congrès statutaire d’Unifor à Vancouver, en Colombie-Britannique tenaient un rassemblement pour renforcer l’engagement du syndicat à faire pression en faveur d’une intervention industrielle et gouvernementale visant à investir dans la protection des emplois canadiens.
« Nous sommes évidemment préoccupés par les 170 emplois syndiqués, mais aussi par l’avenir des familles, de notre collectivité et de notre pays. Nous devons absolument jouer du coude pour protéger les emplois ici même au Canada, a déclaré John D’Agnolo, président de la section locale 200 d’Unifor. Cette usine est le plus important employeur à Amherstburg ; elle est le cœur et l’âme de la collectivité. La décision de fermer l’usine est insensée. L’employeur ne témoigne absolument aucune loyauté envers les travailleuses et travailleurs canadiens. »


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