Rappelons que la semaine dernière, alors que des membres de la section locale 517Q manifestaient contre l’état des négociations, le propriétaire, Manuel Folla, a agressé la conseillère syndicale, Manon Dubuc. Depuis ce temps, il semble que les relations de travail dans la résidence, qui étaient déjà tendues, se soient davantage détériorées.
Le syndicat déplore la situation qui n’a pas de raison d’être dans notre société aujourd’hui. « Les menaces et l’intimidation, ça n’a pas sa place. C’est inadmissible et ça, peu importe les négociations. Ce sont des enjeux qui doivent se régler de manière respectueuse à la table de négociation, pas en s’en prenant physiquement ou mentalement aux gens », a ajouté M. Ouimet.
Une négociation difficile
La convention collective liant les 90 membres d’Unifor est expirée depuis décembre 2013. Les négociations, amorcées en début d’année, en sont maintenant au monétaire. Les parties sont en conciliation et la semaine dernière, l’employeur a présenté des offres jugées insatisfaisantes par le syndicat et sur lesquelles les membres d’Unifor devaient se prononcer. Le problème est que l’employeur a communiqué directement et avant la tenue de l’assemblée avec les membres pour leur dévoiler le contenu de l’offre.
Au surplus, il a déclaré dans son message des éléments mensongers laissant croire qu’une entente avait eu lieu avec le syndicat pour la tenue du vote. Voyant cela, le syndicat a décidé de reporter le vote à une date indéterminée. « Selon nous, il s’agit d’une ingérence dans les affaires syndicales alors que l’employeur a clairement tenté de s’immiscer dans la tenue de notre assemblée et du vote. Ce sont tous ces éléments que nos avocats examinent présentement afin d’évaluer les recours possibles », a expliqué Mme Dubuc.
La résidence Floralies de Lachine accueille environ 240 personnes âgées.


