« Après plus de 65 rencontres de négociation et 10 jours complets de grève déjà exercés, nous en sommes rendus au troisième mandat de grève adopté par notre syndicat en moins de 12 mois. En janvier dernier, nous avons rejeté unanimement les dernières offres dites "finales" de l’employeur et nous sommes encore en train d’argumenter pour conclure une entente qui tienne compte de nos demandes légitimes. Lavo a reculé sur des propositions déjà déposées et tente maintenant de revenir sur des clauses sur lesquelles nous nous étions entendus. Pour nous, ça sent clairement la mauvaise foi. Mais que l’employeur se le tienne pour dit : nous sommes tenaces, déterminés et confiants », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.
« Nous sommes habitués aux négociations difficiles qui frôlent la mauvaise foi et Lavo suit cette dynamique malsaine que nous connaissons très bien. L’entreprise fait partie des employeurs qui ne respectent pas leur monde et la haute direction pense qu’en laissant traîner les négociations, ils feront des gains sur le dos de leurs salarié-es. Or, nous répétons que si Lavo veut régler la présente négociation, elle n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager davantage de ses profits avec ceux et celles qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Bertrand Guibord.
« À l’approche des ménages printaniers, nous savons très bien que les produits de Lavo sont déjà en forte demande. La production est à son plus haut niveau et un arrêt de celle-ci ne serait bon pour personne. Le message du syndicat ne peut donc être plus clair : nous souhaitons que l’employeur se décide dès maintenant à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes financières légitimes des travailleurs et des travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.
« La CSN est fièrement et entièrement aux côtés des travailleurs et travailleuses de chez Lavo. Peu importe les turpitudes de l’employeur, notre organisation mettra tout son poids pour que ces hommes et ces femmes obtiennent leur dû », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.






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