Édition du 4 octobre 2022

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Négociations du secteur public

Négociations dans le secteur public - Les fonctionnaires et les ouvriers membres du SFPQ appuient les revendications syndicales

QUÉBEC, le 9 juill. 2014 - À l’issue d’une vaste tournée de consultation à travers le Québec, les fonctionnaires et les ouvriers, membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), ont adopté majoritairement les priorités qu’ils souhaitent mettre de l’avant en vue des prochaines négociations. Au cours des dernières semaines, les membres se sont prononcés sur les demandes du Front commun ainsi que sur celles visant spécifiquement leurs accréditations syndicales. Les membres de l’unité « Fonctionnaires » ont accepté les demandes syndicales à 96 %, tandis que les membres de l’unité « Ouvriers » les ont appuyées à 93 %. La présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau, accueille avec satisfaction les résultats de cette tournée. « C’est un message clair que les membres envoient au comité de négociation et au gouvernement. Les revendications qui seront transmises au Secrétariat du Conseil du trésor cet automne correspondent aux besoins et aspirations de nos membres. »

Pour les membres du SFPQ, il ne fait aucun doute qu’une meilleure rémunération vient en tête de liste des revendications. En novembre dernier, l’Institut de la statistique du Québec statuait que la rémunération globale octroyée dans le secteur public accusait un retard de 8,3 % par rapport aux autres salariés québécois et de 20,7 % avec le secteur privé et syndiqué. Cet écart est dramatique du côté des ouvriers du secteur public puisqu’il atteint plus de 30 %. La rémunération globale entre emplois comparables, qui était de 2,9 % en 2010, se creuse d’année en année. « Le gouvernement a de la difficulté à attirer et retenir des secrétaires, des techniciens, des ouvriers, etc. Le secteur public québécois sera-t-il en mesure de recruter le personnel nécessaire pour offrir les services publics auxquels la population est en droit de s’attendre ? C’est l’existence même de nos services publics qui est en péril », s’inquiète madame Martineau.

Le SFPQ exige que l’État embauche le personnel nécessaire pour mettre un frein à la sous-traitance qui est monnaie courante dans les ministères et organismes. Ainsi, le gouvernement économiserait des centaines de millions de dollars annuellement. La sous-traitance est la conséquence directe de la politique de non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite, des gels d’embauche successifs et de l’incapacité à recruter du personnel payé à salaire concurrentiel au secteur privé. « Si le privé coûtait moins cher et était plus efficace que le personnel de la fonction publique, on le saurait, lance madame Martineau. Le gouvernement doit cesser cette pratique qui a entraîné une augmentation de l’ensemble des coûts de main-d’œuvre du gouvernement et, dans certains domaines, a créé une dépendance de l’État envers les ressources provenant du secteur privé. »

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