Édition du 31 janvier 2023

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Europe

Portugal : le gouvernement de Passos Coelho obligé de reculer

Viento Sur

22 septembre 2012

(tiré du site Europe solidaire)

« La voix est le peuple. Nous sommes le Conseil »

Le 7 septembre, le gouvernement portugais a adopté l’une des attaques sociales les plus brutales parmi toutes celles qui ont eu lieu jusqu’à présent dans les pays à « sauver » : élever jusqu’à 7% l’ensemble des cotisations sociales de tous les travailleurs/euses et réduire de 5,75% celles des entreprises. Cette mesure équivalait à un transfert direct de 2.000 millions d’euros nets en faveur des employeurs. Un hold-up de classe. « Jamais Portugal n’avait été attaquée si fort », a déclaré Francisco Louça (porte-parole du Bloco d’Esquerda, le Bloc de Gauche).

Le samedi 22, à midi, après une réunion marathonienne du Conseil d’Etat présidée par le Président et entourée (une idée qui s’étend ...) par des manifestants en colère, le Premier Ministre Passos Coelho a été forcé de battre en retraite et a annoncé qu’il chercherait des « alternatives ».

C’est une victoire exemplaire et extraordinaire, d’autant plus qu’elle est le résultat direct d’un grand mouvement social. Sans aucun doute, ces « solutions de rechange » de Passos Coelho, annonçant de nouvelles menaces. Mais le peuple portugais est maintenant beaucoup plus fort pour y faire face.

Selon les informations de esquerda.net, le magazine en ligne du Bloco, les manifestations de vendredi étaient très puissantes.

Des milliers de personnes ont manifesté avec vigueur en face du Palais Belém à Lisbonne [siège de la présidence de la République], lors de la réunion du Conseil d’Etat, exigeant la démission du gouvernement et rappelant qu’« ils sont une demi-douzaine, nous sommes des millions. »

À Porto, une assemblée populaire s’est réunie. Il y eut également des rassemblements à Faro, Viseu, Pombal, Leiria, Braga, Funchal, Aveiro, Bragança, Évora et Coimbra.

A Lisbonne on a également crié : « La voix appartient au peuple. Nous sommes le Conseil », « Troïka et gouvernement, dégagez !. » Le mot d’ordre plus populaire était sans doute « Voleurs ! »

Comme prévu, à 18 heures a été chanté « Acordai », de José Gomes Ferreira et Fernando Lopes-Graça, l’une des chansons préférées de prisonniers politiques avant la révolution du 25 avril.

Des manifestations de masse ont duré toute la nuit.

Rédaction de Viento Sur

le 22 septembre 2012

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