Cependant, Québec solidaire déplore vivement la suppression de circonscriptions en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et à Montréal, une décision qui entraîne une perte nette de représentativité pour ces régions et ces quartiers.
« On ne peut pas, d’un côté, dire vouloir rapprocher la démocratie des citoyens et, de l’autre, enlever des sièges à des communautés qui ont déjà moins de poids politique. La démocratie québécoise ne peut pas se construire en affaiblissant la voix de la Gaspésie ou de l’est de Montréal », a déclaré Alexandre Leduc, responsable solidaire en matière d’institutions démocratiques.
Québec solidaire rappelle que la démocratie ne peut être réduite à une simple opération mathématique. La représentation politique doit aussi tenir compte des réalités territoriales, de l’éloignement géographique, de la vitalité des régions et de la capacité réelle des citoyens à se faire entendre à l’Assemblée nationale.
« Il existe une solution simple, juste et responsable : protéger les circonscriptions menacées et augmenter de 2 le nombre de sièges à l’Assemblée nationale. Passer de 125 à 127 députés permettrait d’accueillir les nouvelles circonscriptions dans les Laurentides et le Centre-du-Québec sans sacrifier qui que ce soit », a ajouté Alexandre Leduc.
Québec solidaire invite le gouvernement et l’ensemble des partis représentés à l’Assemblée nationale à agir rapidement en adoptant une loi afin de préserver les circonscriptions en Gaspésie et dans l’est de Montréal, tout en ajoutant 2 nouveaux sièges à l’Assemblée nationale. La démocratie doit évoluer avec la population, mais jamais au prix de l’effacement politique des communautés.


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