Selon Mélanie Gauvin, directrice générale « Le RATTMAQ est extrêmement surpris de constater la lenteur prévue pour la mise en application des exigences du Règlement et dénonce les délais excessifs pouvant aller de 3 à 8 ans, pour la mise aux normes des logements déjà existants, suivant son entrée en vigueur. »
Depuis des années, le RATTMAQ tire la sonnette d’alarme sur des situations d’hébergement inacceptables pour les travailleurs agricoles, exposés à des logements trop souvent surpeuplés, meublés de lits superposés, équipés d’un nombre insuffisant de toilettes et de douches, ou encore dans un état d’insalubrité. Les effets sur la santé physique et psychologique des travailleurs migrants agricoles sont documentés et indéniables.
Toujours selon Mélanie Gauvin « Un règlement, aussi ambitieux et bon soit-il, n’a d’effet et de valeur que s’il améliore concrètement les conditions de vie des personnes concernées. Actuellement, ce règlement demeurera sans effet pour les plus de 23 000 travailleuses et travailleurs agricoles attendus au Québec en 2026 et qui seront hébergés par leur employeur. Le RATTMAQ prendra le temps d’analyser le nouveau règlement et transmettra ses commentaires au gouvernement dans les temps impartis. Chose certaine, le RATTMAQ souhaite que soient revus les délais de conformité aux exigences pour les installations déjà existantes. Des appuis financiers du gouvernement pour soutenir les entreprises permettraient une mise en application plus rapide. »


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