Le gouvernement québécois a dévoilé le 6 novembre, avec son plan d’immigration 2026, la suppression du Programme de l’Expérience Québécoise (PEQ). Cette annonce ferme brutalement la porte à des milliers de diplômés et travailleurs qui seront bientôt forcés de quitter le Québec.
Le ministre s’obstine à supprimer un programme alors que celui-ci avait servi de produit d’appel pour des milliers de travailleurs et d’étudiants que le gouvernement était lui-même allé recruter lors de missions à l’international. C’est une trahison pour des milliers de familles qui croyaient en la parole du gouvernement.
Pour traiter avec dignité les personnes qui ont choisi le Québec, LQCNA demande au gouvernement de mettre en place une clause de droit acquis pour permettre à toutes les personnes qui étaient déjà sur le territoire lors de la suppression du PEQ de pouvoir bénéficier du programme qu’il leur avait été promis.
« Il n’est pas trop tard pour M. Roberge de changer d’avis. Les impacts de la suppression du PEQ se font sentir partout au Québec et dans nos familles. Accorder une clause de droit acquis pour les personnes qui étaient déjà ici au moment de l’abolition du PEQ, c’est la solution logique et humaine qui s’impose », a exprimé Florence Michel à Montréal, porte-parole de LQCNA et travailleuse sociale en CHSLD touchée directement par l’abolition du PEQ.
« Nous ne savons pas comment expliquer à nos enfants que même quand on respecte toutes les règles, le gouvernement peut nous couper l’herbe sous le pied et nous forcer à nous déraciner après plusieurs années ici. Nous avons tout laissé pour venir prêter main-forte au Québec, et aujourd’hui nous nous sentons trahis. Tout ce qu’on demande, c’est qu’on nous laisse postuler au programme qu’on nous a promis » a déclaré Fanny Pinto-Reis, organisatrice de la manifestation de Trois-Rivières.


Un message, un commentaire ?