« Le ministre Roberge est plus isolé que jamais. On a vu hier l’aspirante première ministre, Christine Fréchette, promettre de réinstaurer le PEQ. Cependant, concrètement, aujourd’hui, il n’y a rien de changé pour les gens qui attendent. La fin de la course à la chefferie de la CAQ c’est en avril. Il y a des milliers de personnes qui contribuent à nos services publics, qui ont tout laissé derrière sur la base de promesses du Québec et qui n’ont pas le temps d’attendre en avril et qui vont devoir partir. Si Jean-François Roberge continue de s’entêter, et bien, ces gens-là, on va les perdre. », a déclaré M. Cliche-Rivard.
Calixte Sandra Nnomo est infirmière à l’Hôpital Sacré-Cœur de Montréal : « Je prends soin de mes patients, je sauve des vies et je travaille en temps supplémentaire obligatoire. Je donne toute ma vie pour soigner des gens ici au Québec. Si je pars, personne ne peut me remplacer. On est au moins 200 infirmières qui allons devoir quitter si le ministre ne reconduit pas le PEQ. »
Tiffany Corti est pâtissière à Québec : « Je travaille ici depuis 2023, je me lève à 4h du matin, je travaille fort, je paye mes impôts, je parle français et, malgré tout, je ne vais jamais recevoir d’invitation à cause de mon pointage. Sans PEQ, c’est simple, on va devoir partir. Immigrer, ce n’est pas un caprice, c’est un choix lourd de conséquences. Aujourd’hui au lieu de profiter de notre immigration, on la subit. Mes enfants me demandent tous les jours si le ministre Roberge accepte de nous laisser rester. Je ne sais plus quoi leur répondre. »
Emna Sadkaoui est une éducatrice qualifiée en petite enfance : « Je vis au Québec depuis 2023 avec mon mari et mes enfants. Avec la fin du PEQ, je vis une situation d’incertitude et de grande détresse : pas possible de renouveler mon permis ni d’être sélectionnée. Il y a une grave pénurie dans mon milieu de travail, on fonctionne souvent en sous-effectif. Un départ forcé bouleverserait l’équilibre des enfants à qui je suis très attachée. Plusieurs de mes collègues sont dans cette situation, que vont faire les parents des enfants dont je m’occupe chaque jour ? »
« Ces témoignages sont déchirants. Le ministre Roberge a brisé la parole du Québec en abolissant le PEQ, mais il peut encore faire preuve de courage et revenir sur sa décision. Tout le monde est unanime contre lui, il doit donc ramener le PEQ pour éviter que d’autres vies soient brisées et que le Québec perde la contribution inestimable de ces travailleuses et travailleurs. Nous avons d’ailleurs lancé une pétition le 5 février dernier qui a déjà plus de 11 000 signatures afin que le gouvernement mette en place une clause de droit acquis pour toutes les personnes abandonnées depuis la fermeture du PEQ. », a conclu le responsable solidaire en Immigration, Andrés Fontecilla.


Un message, un commentaire ?