Nous remercions M. Leduc pour tout le travail accompli qui permettra de souligner le travail essentiel, dans le système d’éducation, des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires, qui assurent chaque jour, en toute sécurité, le transport des élèves du Québec. Leur engagement et leur professionnalisme contribuent directement au bien-être de milliers de jeunes.
« C’est quelque chose que trop de gens tiennent pour acquis ; le bus jaune, le mini-bus ou la berline scolaire qui passe chaque matin prendre les enfants, qui les dépose chaque soir. C’est dans notre réalité quotidienne, c’est une pièce majeure du bon fonctionnement de notre système d’éducation, mais on n’y porte pas attention. Voilà pourquoi on est très heureux aujourd’hui que l’Assemblée nationale ait créé cette semaine nationale », se réjouit Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP-CSN.
« M. Leduc et la fédération ont joué un rôle indéniable dans la création de cette semaine de reconnaissance, explique Marc Bouchard, président du Secteur transport scolaire de la FEESP-CSN. Mais ça n’aurait jamais vu le jour sans l’appui et l’effort constants des militantes et des militants, comme Carole Laplante, qui n’a jamais cessé de donner de son temps et de son énergie durant les 20 dernières années pour défendre les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaires et de berlines. On les remercie du fond du cœur. »
Une ombre au tableau
« Cette reconnaissance par l’Assemblée nationale est, pour nous et nos membres, un moment de réjouissances. Mais certains employeurs de ce secteur ont encore une longue route à parcourir pour que la reconnaissance se transforme en gestes concrets. Entre les conditions salariales toujours à la traine, les conditions de travail pénibles, les outils désuets et les bris de services, les conductrices et les conducteurs sont encore loin d’avoir les conditions gagnantes pour effectuer leur travail à la hauteur de ce qu’ils souhaiteraient pouvoir le faire », souligne Josée Dubé.
« Encore cette semaine, poursuit Josée Dubé, environ 160 de nos membres travaillant pour le Groupe Renaud à Saint-Eustache, qui ne sont même pas en négociation, se font menacer par leur employeur d’un licenciement collectif s’ils n’acceptent pas des conditions de travail qu’il voulait imposer, des reculs et des salaires tout à fait inacceptables. Ce genre de comportement, où l’employeur menace des femmes et des hommes de les priver définitivement de leur gagne-pain juste pour asseoir son autorité et faire plus de profit, c’est de la violence économique. Et ça doit cesser ! »






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