Édition du 18 janvier 2022

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Syndicalisme

Vingt-quatre heures de grève à l'UQAM (SCFP)

MONTRÉAL, le 2 sept. 2014 - Le retour en classe à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sera marqué demain, mercredi, par une grève du personnel de soutien. Ce débrayage d’une journée survient alors que les négociations en vue du renouvellement de la convention collective des employés se retrouvent dans une impasse. Pendant cet arrêt de travail de 24 heures, les employés comptent en profiter pour sensibiliser l’ensemble de la communauté universitaire, étudiants, professeurs et chargés de cours.

Le conseiller syndical et porte-parole du Syndicat des employées et employées de soutien de l’UQAM (SEUQAM - SCFP 1294), Martin Larose, résume la situation. « Malgré les efforts des derniers mois, les négociations tournent à vide. Les discussions se sont terminées jeudi dernier devant le manque d’ouverture de l’employeur. L’UQAM s’entête notamment à demander le retrait d’une plainte sur l’équité salariale, ce qui veut dire priver des centaines de femmes des redressements que la loi leur reconnaît. Vous comprendrez que, dans ce contexte, les discussions ne puissent pas se poursuivre bien longtemps. »

« Malgré plusieurs compromis au niveau normatif, explique-t-il, et une position plus que raisonnable sur les salaires ; malgré plusieurs replis et propositions de toutes sortes que nous avons soumis pour tenter de dénouer l’impasse, la porte-parole de l’UQAM nous a signifié jeudi dernier que la position de l’employeur n’avait pas bougé, ni pour les clauses normatives ni pour les clauses salariales, et que la demande de retrait de la plainte sur l’équité salariale était toujours conditionnelle à la réalisation de l’équité interne. Nous nous questionnons sérieusement sur le désir de l’employeur à renouveler la convention collective. »

Rappel des événements


Pas moins de 15 séances de négociation ont eu lieu entre le personnel de soutien et l’UQAM depuis le dépôt des demandes syndicales le 12 mars 2013. Lors des assemblées des membres des 8 et 10 juillet dernier, le Syndicat a fait rapport sur l’état des négociations. À l’issue d’un vote secret, c’est à 93,4 % que les membres du SEUQAM ont appuyé le recours à des moyens de pression, pouvant aller jusqu’à cinq jours de grève. Une ultime rencontre entre les parties le 28 août s’est terminée dans l’impasse.

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