Au total, 179 organismes de la métropole ont obtenu un mandat de grève, rejoignant celles et ceux qui, partout au Québec, participeront à ces deux semaines d’actions pour améliorer les conditions de travail des personnes qui soutiennent notre filet social.
Quand le communautaire est à boutte, c’est toute la société qui en paie le prix
« Peu importe qui nous sommes, partout au Québec, on peut facilement constater qu’on vit une crise historique au niveau des conditions de vie, qu’on parle d’accès aux services de santé, au logement, ou du panier d’épicerie. Mais malgré cela, on reconnaît aussi qu’on peut faire beaucoup pour s’entraider à l’échelle locale, grâce aux groupes communautaires. Bien que ça représente un moyen à la fois efficace et démocratique pour répondre aux besoins de la population locale, ça prend des ressources pour fonctionner. Les organismes communautaires sont le dernier recours de la société civile lorsqu’on doit recoudre un bout du filet social : quand le communautaire est à boutte, c’est le Québec en entier qui souffre. » - Ria Mayer, Organisatrice communautaire, Services juridiques communautaires de Pointe-Saint-Charles et Petite-Bourgogne.
Alors que le coût de la vie augmente et que l’État se désengage progressivement des services publics, les organismes communautaires font face à une hausse importante des besoins. Pourtant, leur financement demeure insuffisant, et les travailleuses et travailleurs du milieu vivent une précarité croissante.
Les organismes montréalais appuient ainsi les revendications du mouvement :
– Des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire ;
– Un financement suffisant à la mission ;
– Une reconnaissance pleine et entière des organismes ;
– La protection de l’autonomie et la fin du financement précaire ;
– Un engagement clair à investir dans le modèle communautaire comme pilier stratégique.
Mouvement national, mobilisation locale
Le 25 mars, des actions de visibilité auront lieu simultanément dans une quinzaine de quartiers de Montréal. Chaque milieu y mettra de l’avant sa réalité locale et le rôle essentiel des organismes de proximité.
D’ici le 2 avril, de nombreuses activités d’éducation populaire, des actions de mobilisation, des représentations auprès des élu.es se déploient à travers la métropole.
Le 2 avril, les organismes montréalais, leurs équipes et leurs participants embarqueront dans une flotte d’au moins 15 autobus afin de participer au grand rassemblement organisé par le mouvement « Communautaire à boutte », devant l’Assemblée nationale.


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