Édition du 16 juin 2020

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Syndicalisme

Conflit entre Terrebonne et ses employés manuels - La Ville lance des déclarations non fondées et refuse de négocier (CSN)

TERREBONNE, QC, le 9 sept. 2013 - Plus de 100 travailleuses et travailleurs manuels de la Ville de Terrebonne se sont réunis ce soir, bâillon en bouche, à l’occasion de l’assemblée du conseil municipal. Leur but : dénoncer l’employeur et faire pression sur lui pour qu’il reprenne les négociations et mette un terme au conflit qui dure depuis le 11 juillet.

Des dessins troublants


Le syndicat s’interroge au sujet de dessins produits par de jeunes enfants du camp de jour Geai-Bleu, sur lesquels on voit des personnages qui brandissent des pancartes. On peut lire sur ces dessins : « Grève à l’intimidation ». Les œuvres en question ont été photographiées par des parents le 11 juillet, première journée du conflit.

« Terrebonne se défend en disant qu’il s’agit là de dessins réalisés dans le cadre d’une activité théâtrale et qu’ils n’ont rien à voir avec le conflit, a déclaré Denis Renaud, président du syndicat. Mais les coïncidences semblent parler d’elles-mêmes. La Ville instrumentalise-t-elle les enfants ? Je pose simplement la question », a-t-il souligné.

Denis Renaud estime que Terrebonne tente de faire porter aux syndiqué-es l’odieux du conflit.
« Dans un article du Journal de Montréal, le porte-parole de la Ville affirme que « nous utilisons des enfants pour servir notre cause », et que c’est « maladroit, malhonnête et éhonté ». Cette affirmation est complètement aberrante, et nous avons d’ailleurs déposé une mise en demeure le 4 septembre à cet effet. L’employeur doit cesser de chercher des faux-fuyants et négocier avec nous, pour le plus grand bien des citoyens. »

La Ville veut-elle négocier ?

Lorsqu’elle est questionnée par les médias à ce sujet, la Ville prétend vouloir négocier, mais les travailleurs attendent encore la date de la prochaine rencontre entre les deux parties. Des points importants et raisonnables sont à régler, dont l’annulation des activités et la question de la sous-traitance.

« Il arrive régulièrement qu’une activité soit annulée alors que les services d’un de nos travailleurs étaient requis. Quand ça se produit, le travailleur est le seul à payer. Ce n’est pas normal. Cette annulation est hors de son contrôle et il ne devrait pas être le seul à en faire les frais », a ajouté Denis Renaud.
Le Syndicat demande aussi à ce que le recours à la sous-traitance soit balisé. « On le voit avec la commission Charbonneau, les sous-traitants privés ne sont pas toujours la solution pour assurer les bonnes finances d’une ville, bien au contraire. Les citoyens doivent pouvoir compter sur des services publics de qualité et c’est à la Ville d’y voir en agissant pour que le conflit se règle au plus vite », a-t-il conclu.

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