Édition du 21 juin 2022

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Santé

Dépôt du projet de loi de QS proposant la création de Pharma-Québec - Pour la FIQ, il est grand temps que le gouvernement du Québec se dote d'un régime d'assurance médicaments public et universel

MONTRÉAL, le 12 juin 2012 - La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ salue le dépôt du projet de loi de Québec solidaire proposant la création de Pharma-Québec et exhorte le gouvernement du Québec à permettre son étude. « Il est grand temps que le Québec se penche sur la création d’un régime d’assurance médicaments public et universel. Les couts des médicaments croissent de manière exponentielle et sont responsables d’une grande partie de l’augmentation des dépenses totales en santé. Le régime mixte actuel coute cher à l’État, ne garantit pas un accès équitable aux médicaments et, disons-le, il profite davantage aux coffres des compagnies pharmaceutiques qu’à la population québécoise », de dire Régine Laurent, présidente de la FIQ.

Mettre fin à la dépendance

La Fédération prendra le temps d’analyser l’ensemble de la proposition de Québec solidaire quant à la création de Pharma-Québec, mais pour la FIQ les objectifs de la démarche sont louables. « Alors que le gouvernement du Québec de Jean Charest a imposé la taxe santé à toute la population en justifiant sa décision par le manque d’argent pour financer le réseau de la santé, les compagnies pharmaceutiques engrangent des profits mirobolants. Ainsi, le gouvernement dit non à des millions de dollars chaque année alors que cet argent pourrait être investi dans les services de santé », de poursuivre la présidente.

En plus du volet pécuniaire, la Fédération est d’avis que la dépendance du réseau de la santé aux compagnies pharmaceutiques est extrêmement inquiétante. « Les problèmes reliés à la pénurie de médicaments injectables chez Sandoz Canada doivent servir de leçon. Il y a tout lieu d’envisager une nouvelle politique d’achat de médicaments où l’État se doterait d’une instance publique responsable de gérer les dépenses dans le meilleur intérêt de la population. Les médicaments constituent une partie intégrante du système de santé québécois au même titre que les services hospitaliers et médicaux. Le gouvernement du Québec doit reconnaitre que le système actuel n’est plus approprié et qu’il faut changer les règles afin de rééquilibrer le rapport de force quant à la puissante industrie pharmaceutique », de conclure madame Laurent.

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