Mais, deux fonds milliardaires qui soutiennent un candidat républicain, c’est de la petite bière en comparaison des centaines de millions de dollars d’autres fonds spéculatifs milliardaires qui arrosent la campagne de Mme Clinton. De l’argent se déverse aussi vers un comité conjoint de campagne de financement appelé « Hilary Victory Fund ». Il faut ajouter que les vannes sont ouvertes pour que l’argent arrive en même temps au comité principal de la candidate, celui appelé « Hilary for America » comme au comité national du Parti démocrate et dans 33 autres comités dans autant d’états. Certains-es observateurs-trices crient à la folie !
Dans un article récent de CounterPunch qui s’interrogeait sur les arrangements éthiques, Paul Blumenthal, le journaliste du Huffington Post spécialisé dans les campagnes de financement, soulignait ceci : « Il est très inusité que les candidats-es ne soient autorisés-es à contracter des ententes de financement avec leurs comités internes au parti qu’après leur nomination. Ensuite, le comité de financement de Mme Clinton est le premier (qui ait été créé) depuis l’arrêt de la Cour suprême, McCutcheon vs FEC qui, en 2014, a éliminé toutes les limites aux contributions (aux partis politiques et aux candidats-es) et que le Congrès ait augmenté les limites de contributions aux partis politiques avec sa loi budgétaire omnibus, la même année ».
Le Comité national démocrate a été attaqué à de multiples reprises pour son favoritisme envers Mme Clinton. Les données de la Commission fédérale des élections révèlent que le fond « Hilary Victory Fund » a versé 600 000 $ au Comité national démocrate et des dizaines de milliers de dollars à chacun des comités dans les états où des plans conjoints de campagnes de financement ont été signés.
Les fonds spéculatifs et de capitaux privés veulent absolument conserver leur traficotage de l’impôt avec ce qui s’appelle le « report d’intérêt ». Leurs revenus d’intérêts seront imposés dans le futur à taux réduit, généralement en dessous de ceux exigés des plombiers et des infirmiers-ères. C’est en bonne partie la manière dont les gestionnaires de ce type de fonds deviennent milliardaires : en étant subventionnés-es par les salariés-es.
On peut découvrir, dans les dossiers de la Commission électorale fédérale, que M. Donald Sussman, fondateur du fond spéculatif « Paloma Partners », a versé 343 400 $ au « Hilary Victory Fund » et 2,5 millions à « Priorities USA », le Super PAC qui soutient Mme Clinton. Le multimillionnaire George Soros, propriétaire de fonds spéculatifs, a aussi versé 343 400 $ au « Hilary Victory Fund » et un énorme 7 millions à « Priorities USA » pour s’assurer que Mme Clinton accède au bureau ovale de la Maison blanche. Jay T. Snyder du fond de capitaux privé HBJ Investments a donné 300 000 $ au fond « Hilary Victory ».
Des douzaines d’autres fonds spéculatifs et privés ont fait des dons de moindre importance au « Hilary Victory Fund ». Par exemple, Scott Shleifer, du Tiger Global Management, a donné 167 000 $ et Mark Gallogly de Centerbridge Partners, un minuscule 66 800 $.
D’autres fonds milliardaires n’ont rien versé au « Hilary Victory Fund » mais ont versé des montants astronomiques au Super PAC qui soutient la candidate. Le 11 janvier 2016, James Simons, le fondateur milliardaire du fond spéculatif « Renaissance Technologies » qui dirige en ce moment un fond familial appelé « Euclidean Capital », a présenté un chèque de 3,5 millions de dollars à « Priorities USA ».
Selon les dernières données des dossiers du Comité électoral fédéral, le fond « Hilary Victory Fund » aurait amassé 26,9 millions et le Center for Responsive Politics rapporte que « Priorities USA » en aurait accumulé 55,6 millions. Le comité de campagne de Mme Clinton, « Hilary for America », en a rassemblé 159,9 millions.










