Édition du 20 octobre 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Grande-Bretagne : « Il est temps d'organiser la résistance »

Déclaration de la « Coalition pour la résistance à l’austérité sociale »

Ce gouvernement de millionnaires ose déclarer que « nous sommes tous dans le même bâteau » et « qu’il n’y a pas d’alternative ». Pourtant, en même temps, pour les riches on réduit l’impôt des sociétés, la taxe bancaire est d’un niveau ridicule et les rémunérations, parachutes dorés et autres bonus des tops managers ont été restaurés au niveau précédent le krach financier.

Diverses organisations, mouvements sociaux, partis radicaux et syndicats combatifs britanniques ont mis sur pied une « Coalition de résistance » contre les mesures d’austérité en Grande-Bretagne. Nous publions ci-dessous l’appel de cette coalition, signé par 73 personnalités, dont Tony Benn (président de Stop the War Coalition), le cinéaste Ken Loach et John Pilger. (LCR-Web)
Il est temps d’organiser un vaste mouvement de résistance active contre les mesures budgétaires du gouvernement conservateur-libéral.

Ce dernier veut imposer l’austérité la plus brutale qui ce soit produite depuis ces 30 dernières années, avec comme conséquence le recul dramatique des conditions de vie de millions de personnes par la dévastation de nos emplois, salaires, pensions, système national de santé, enseignement, transport, poste et autres services.

Le gouvernement déclare que les restrictions budgétaires sont indispensables parce que l’État-Providence aurait été trop « généreux ». En réalité, on veut forcer les gens à payer pour la banqueroute des banquiers.

L’assainissement budgétaire représente 11 milliards de Livres, la TVA sera augmentée jusque 20%, les 25% de réductions des dépenses dans les ministères du gouvernement affecteront les plus vulnérables : handicapés, parents isolés, ceux qui recoivent des aides au logement, les communautés immigrées, les étudiants, les travailleurs migrants, les LGBT et les pensionnés.

Sans suprise, ce seront les femmes qui supporteront 75% des charges. Les plus pauvres seront six fois plus touchés que les plus riches. Les documents internes du Trésor estiment que 1,3 million d’emplois seront perdus, tant dans le secteur public que privé.

Nous rejettons ce vandalisme criminel et décidons d’organiser une campagne pour une alternative radicale, avec la même détermination qu’ont démontré les syndicalistes et les mouvements sociaux en Grèce et dans d’autres pays européens.

Ce gouvernement de millionnaires ose déclarer que « nous sommes tous dans le même bâteau » et « qu’il n’y a pas d’alternative ». Pourtant, en même temps, pour les riches on réduit l’impôt des sociétés, la taxe bancaire est d’un niveau ridicule et les rémunérations, parachutes dorés et autres bonus des tops managers ont été restaurés au niveau précédent le krach financier.
Un budget alternatif placerait les banques sous contrôle démocratique, développerait les revenus en augmentant les impôts sur les riches, en luttant contre la fraude fiscale, en retirant les troupes d’Afghanistan, en supprimant la force de « dissuasion » nucléaire au travers de l’abandon du remplacement des missiles Trident.

Une stratégie alternative pourrait utiliser ces ressources pour soutenir les dépenses sociales, développer l’accès au logement, aux écoles et aux hôpitaux, favoriser les objectifs écologiques dans les dépenses sociales en investissant dans les énergies renouvelables, le transport publics, en créant ainsi des centaines de milliers d’emplois.

Nous nous engageons à :

0. nous opposer à l’austérité et aux privatisations, dans nos entreprises comme dans les services communautaires et sociaux ;

0. lutter contre la montée du chômage et soutenir les organisations de chômeurs ;

0. développer et soutenir un programme alternatif pour la récupération économique et sociale ;

0. nous opposer à toutes les propositions de « résoudre » la crise qui se basent sur le racisme et d’autres manières de chercher des boucs émissaires ;

0. nouer des liens avec les mouvements d’opposition similaires dans d’autres pays ;

0. organiser des réunions d’information, des rencontres, des conférences, des marches et des manifestations ;

0. soutenir le développement d’une coalition de résistance coordonnée à l’échelle nationale.

Nous demandons à tous ceux qui soutiennent cette déclaration d’assister à la Conférence du 27 novembre 2010 (10h00-17h00) au Camden Centre, Town Hall, Londres, WC1H 9JE.

Site internet : http://coalitionofresistance.wordpress.com/

Signataires :

Tony Benn

Caroline Lucas, députée

John McDonnell, député

Jeremy Corbyn, député

Mark Serwotka, secrétaire général du PCS

Bob Crow, secrétaire général du RMT

Jeremy Dear, secrétario général du NUJ

Michelle Stanistreet, vice-secrétaire generale du NUJ

Frank Cooper, président de la Convention Nacionale des Pensionnnés

Dot Gibson, secrétaire général de la Convention Nacionale des Pensionnés

Ken Loach, cinéaste

John Pilger

John Hendy, avocat

Mark Steel

Kevin Courtney, vice-secrétario général du NUT

Salma Yaqoob, conseillère municipale Respect

Lee Jasper, coordinateur du Black Activists Rise Against Cuts (Barac)

Zita Holbourne, coordinateur de la campagne del Barac

Ashok Kumar, vice-présidente de « Education et bien-être », syndicat des étudiants du LSE

Hilary Wainwright, Red Pepper

Francis Beckett, écrivain

David Weaver, présidente du 1990 Trust

Viv Ahmun, directeur de Equanomics UK

Paul Mackney, ex-secrétaire général du NATFHE/UCU

Clare Solomon, présidente du sindicat étudiant ULU

Lindsey German, coordinateur de la Stop the War Coalition (à titre personnel)

Andrew Burgin, archivite

John Rees, Counterfire

Romayne Phoenix, Green Party

Joseph Healy, secrétaire du Green Party

Fred Leplat, Islington Unison

Jane Shallice

Neil Faulkner, archéologue et historien

Alf Filer, Socialist Resistance

Chris Nineham

James Meadway, économiste

Cherry Sewell, UCU

Alan Thornett, Socialist Resistance

Peter Hallward, professeur de philosophie moderne européenne

Matteo Mandarini, comité de rédaction de Historical Materialism

John Nicholson, secrétaire de la Convention de Gauche

Michael Chessum, délégué de campagne et de formation du syndicat UCL

Mark Curtis, écrivain

Nick Broomfield

Sean Rillo Raczka, président du syndicat des étudiants du Birkbeck College

Robyn Minogue, délégué du UoArts NUS

Prince Johnson, présidente de l’Institut de formation du NUS

Roy Bailey, Fuse Records

Doug Nicholls

Granville Williams

Gary Herman (membre du conseil national du CPBF, à titre personnel)

Louis Hartnoll, présidente du syndicat UoArts

Sarah Ruiz, ex-conseillère de Respect et activiste communautaire à Newham
Michael Gavan

Mary Pearson, Sindicato Nacional de Profesores, vicepresidente del Consejo de Sindicatos de Birmingham

Joe Glenholmes, Unison, Conseil des Syndicats de Birmingham

Baljeet Ghale, ex-présidente du NUT

Jane Holgate, présidente du Hackney Unite et secrétaire du Hackney TUC

Marshajane Thompson, Comité de Représentation du Labour Party

Richard Kuper

Chris Baugh, asistant du secrétaire général du PCS

Trevor Phillips

Stathis Kouvelakis, UCU, King’s College London

Carole Regan

Bernard Regan

Roger Kline

Hugh Kerr, ex-député

Nina Power, professeur de philosopbie à l’Université de Roehampton

Norman Jemmison, ex-présidente de NATFHE, NPC

Kitty Fitzgerald, poète et essayiste

Iain Banks, écrivain

Arthur Smith, comédien

David Landau

Anne Orwin, actrice

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