Depuis quelques années, nous assistons au pillage à échelle industrielle du travail de millions d’artistes à travers le monde pour entrainer les IA génératives. Une entreprise dont le but est de les remplacer par quelque chose de moins cher en s’appropriant illégalement leur expertise.
Dans le cas des artistes visuels, ce sont des portfolios entiers qui ont été digérés par cette machine à imiter. Or, un portfolio, c’est bien plus qu’une simple pile d’images. C’est le condensé de l’expertise d’un artiste. Voler un portfolio, c’est cloner à son insu l’ADN d’un créateur, le dépouiller du brevet de son œuvre, lui voler son style, sa signature graphique, voire son identité d’artiste et une partie de son âme.
Aujourd’hui, derrière une forme d’aveuglement volontaire, ce piratage permet à des agences publicitaires, des designers, des directeurs artistiques, des institutions culturelles, des éditeurs de générer des images à partir des portfolios usurpés à des artistes, dont des Québécois, ceux qu’ils engageaient autrefois pour effectuer le travail.
L’IAG générative ne fait pas que voler des images, elle assassine des carrières.
Illustration signée Mathilde Cinq-Mars Illustration=AZYzenApX_5FIhHIDHbkyPfAIYE72BUHiUqZahK_MddBPL-HTARn5zTprwsUMhHlm_mJm1Phi_pAYxZeWMbLVRsydNK_czmqe34Ev8gxmU9YnGmXzAsALahVC0-jGds3P0PL6ROOOR2ASG1aFsa23ppU89EwMa3JpblxSD1J5TLlmEY6get4sysBlRj5JZ8Y_oUmJmYexWQqZpUVkqpJ9Oah&__tn__=-]K-R]










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