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Éducation

LOI 78 - Artistes, intellectuel-les, syndicalistes : unis contre l'infâme loi spéciale

MONTRÉAL, le 21 juin 2012 - Aujourd’hui à 10 heures, 49 personnes, parmi quelque 1200 signataires d’une lettre contre l’infâme loi spéciale, prennent la rue pour se rendre au bureau du Premier ministre du Québec et chef du Parti libéral. Elles remettront une lettre vibrante dénonçant haut et fort les affronts aux droits et libertés que constitue la loi 78. Cet événement spécial réunit des artistes, des intellectuel-les et des syndicalistes.

Une action symbolique

Le chiffre de 49 a été choisi parce qu’il s’agit de la limite imposée par la loi pour tenir une manifestation sans déclarer son itinéraire à la police. Il représente aussi l’absurdité de s’en tenir à un compte précis de manifestantes et de manifestants, ce qui est l’une des moindres absurdités de la loi.

Celle-ci laisse à l’arbitraire d’un policier de juger si une personne en a amené une autre à enfreindre la loi en portant un carré rouge ou en faisant lire un extrait de Victor Hugo. De plus, elle transforme les professeurs en agents de répression contre les étudiantes et les étudiants, car elle oblige les syndicats à être responsables du comportement de chacun de ses membres lors d’une manifestation qu’il aurait organisée, ou encore lors de leur prestation de travail sous peine d’amendes proprement destructrices (125 000 $ dollars par jour). On peut même être coupables par omission stipulent les articles 13 et 14 !

Les artistes dénoncent particulièrement l’attaque faite à la liberté d’expression. Les intellectuel-les rejettent avec véhémence les atteintes à la liberté de conscience et l’instrumentalisation des enseignantes et des enseignants contre les étudiantes et les étudiants. Finalement, les syndicalistes s’opposent aux restrictions intolérables à la liberté d’association.

Parmi les personnes qui marchent aujourd’hui, on retrouve Sébastien Ricard, Batlam des Loco Locass, le syndicaliste Atim Léon, le philosophe Christian Nadeau, l’artiste Paule Baillargeon, l’essayiste Jacques Pelletier, l’écrivaine Denise Boucher et l’artiste Yann Perreau.

Au nombre des signataires de la lettre, on compte le chanteur, poète et cinéaste Richard Desjardins, le célèbre sociologue Guy Rocher, le conteur Fred Pellerin, le cinéaste Hugo Latulippe, le metteur en scène Dominic Champagne, le chanteur Richard Séguin, l’actrice Sylvie Moreau, l’humoriste François Parenteau, le communicateur Jacques Languirand, et quantité de professeurs et de syndicalistes.

Toutes et tous vêtus de noir et portant le carré rouge, ils exigent l’abrogation immédiate de cette loi abusive, liberticide et totalitaire. Le noir symbolise notre démocratie endeuillée et, bien sûr, le carré rouge, la recherche de la justice sociale.

Partis de l’Agora de l’UQAM, lieu de parole, les artistes, les intellectuel-les et les syndicalistes se rendront au bureau du Premier ministre, lieu où cette parole s’éteint à cause d’une loi inique.

Les 49 personnes qui marchent aujourd’hui :

Michel Seymour, philosophe

Francis Lagacé, syndicaliste

Caroline Senneville, syndicaliste

Pierre St-Germain, syndicaliste

Gaétan Châteauneuf, syndicaliste

Jacques Pelletier, essayiste

Michel Ducharme, syndicaliste

Christian Nadeau, philosophe

Michèle Nevert, syndicaliste

Atim Léon, syndicaliste

Sébastien Ricard (alias Batlam), artiste

Daniel-Jean Primeau, artiste

Paule Baillargeon, artiste

Alexandre Leduc, syndicaliste

Ghislaine Raymond, syndicaliste retraitée

Francis Dupuis-Déri, professeur

Damien Contandriopoulos, professeur

Mélanie Demers, artiste

Danielle Casara, syndicaliste

Louise Vandelac, professeure

Jean Murdock, syndicaliste

Sylvain Marois, syndicaliste

Pierre Lebuis, professeur

Dominique Garand, professeur

Phaedra Royle, professeure

Fernand Turcotte, médecin

Alain G. Gagnon, professeur

Anne Élaine Cliche, écrivaine

Jacques Cardinal, professeur

Alain Lalonde, compositeur

Luc Leclerc, syndicaliste

Nicolas Dickner, écrivain

André Hamel, compositeur

Louis Gill, professeur

Caroline Quesnel, syndicaliste

Frédérique Gardye, chargée de cours

Jean-Marc Piotte, philosophe, politologue

Frédérique Bernier, professeure

Sonia Gauthier, professeure

Denise Boucher, écrivaine

André Roy, écrivain

Yves Langelier, professeur retraité

Jean-Sébastien Fallu, professeur

Astrid Brousselle, professeure

Michel Lacroix, professeur

Cécile Sabourin, économiste

Silvestra Mariniello, professeure

Diane Lamoureux, professeure

Yann Perreau, artiste

Les 10 personnes à l’origine du projet :

Michel Seymour, philosophe

Christian Nadeau, philosophe

Hugo Latulippe, cinéaste

Dominic Champagne, metteur en scène

Éric Pineault, chercheur

Marie Blais, syndicaliste

Francis Lagacé, syndicaliste

Jean-François Caron, écrivain

Marie Christine Bernard, écrivaine

Alain Deneault, chercheur

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