Montréal - Dans une nouvelle décision rendue hier en fin de journée, la CRT a non seulement renouveler l’ordonnance provisoire afin que Petro-Canada cesse de recourir aux services de sept briseurs de grève mais en plus, la décision ajoute cinq nouveaux cas. « En plus d’avoir renouveler l’ordonnance rendue au mois de février dernier, voilà que cette décision inclut maintenant cinq nouveaux scabs, ça veut donc dire que Petro-Canada continue de bafouer la loi, et ce, malgré une première décision qui lui interdisait de le faire, c’est aberrant », a commenté Daniel Cloutier, représentant national du SCEP.
Rappelons qu’au mois de janvier dernier, un premier rapport d’enquête du ministère du Travail concluait à la présence de pas moins de 26 briseurs de grève à la raffinerie de l’est de Montréal. Le 28 mars dernier, un nouveau rapport d’enquête concluait à cinq nouveaux cas de briseurs de grève ce qui constitue une infraction au Code du travail. Lors d’une première décision de la CRT rendue le 18 février dernier, la CRT rendait une ordonnance provisoire qui interdisait à Petro-Canada de recourir aux services de sept personnes identifiées comme des briseurs de grève. Avec cette nouvelle décision, le nombre de briseurs de grève que Petro-Canada ne doit plus utiliser est porté à 12. Précisons que les auditions sur le fond du dossier sont prévues au cours des prochaines semaines.
« C’est inacceptable que les lois soient ainsi bafouées par une compagnie de l’envergure de Petro-Canada », a réagit M. Cloutier. « Cette attitude va dans le même sens que tout le reste. Non contente de nous avoir jeter à la rue après nous avoir refuser le même traitement que celui réservé aux travailleurs des autres raffineries au Canada, voilà que Petro-Canada méprise ni plus ni moins les lois québécoises en ne respectant pas les dispositions anti-scabs du Code du travail », a déclaré M. Cloutier.
Cette décision renvoie aussi aux autres problèmes qui ont été soulevés ces derniers jours sur les questions environnementales et sur la sécurité des installations de la raffinerie. « À la lumière de cette décision qui fait le constat du non respect de la loi par Petro-Canada, on s’interroge sérieusement en ce qui concerne le respect des règles environnementales et sécuritaires », a conclu M. Cloutier.

