Édition du 2 juin 2026

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La CSQ et la campagne électorale au Québec. Un sondage confirme que l'éducation doit être une priorité nationale

Montréal, le 7 novembre 2008. – Un sondage mené par la firme CROP du 16 au 26 octobre 2008, à la demande de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) démontre qu’une forte majorité des personnes sondées, soit 97 % (70 % grande importance et 27 % importance moyenne), considère important que les partis politiques au Québec fassent de l’éducation une priorité lors de la campagne électorale. La CSQ et ses sept fédérations de l’éducation, représentant les secteurs de la petite enfance, du préscolaire, du primaire, du secondaire, du collégial et de l’universitaire, ont rendu public aujourd’hui les résultats d’un important sondage sur l’éducation au Québec.

Investir davantage en éducation

Le Québec dépense 700 millions $ de moins que la moyenne canadienne en éducation. « Au moment de la création du ministère de l’Éducation du Québec en 1964, on disait « Qui s’instruit s’enrichit ! » et la preuve en a été faite. Quatre décennies se sont écoulées depuis ce temps et le Québec semble avoir oublié les valeurs qui ont permis au réseau de l’éducation de se déployer. Aujourd’hui, pour le gouvernement, l’éducation n’est plus au rang des priorités », plaide Réjean Parent, le président de la Centrale des syndicats du Québec.

De plus, les personnes sondées estiment important à 93 % (74 % très important et 19 % assez important) que le Québec comble l’écart de financement avec la moyenne canadienne. D’autre part, compte tenu du sous-financement des cégeps et du retard accumulé par les universités québécoises face aux universités canadiennes au niveau du financement, 92 % (63 % très important et 29 assez important) des Québécoises et des Québécois estiment qu’il faut investir davantage dans les cégeps et les universités.

Faire la lutte au décrochage scolaire (97 %)

Au Québec, chaque année, un élève sur quatre abandonne ses études secondaires. À l’éducation des adultes, 40 % des personnes inscrites décrochent en l’absence de soutien convenable. À la formation professionnelle, un élève sur trois abandonne avant d’obtenir son diplôme. Au collégial, près d’un étudiant sur quatre abandonne ses études alors que c’est un sur cinq à l’université.

Pour la CSQ, si le décrochage n’est pas uniquement une responsabilité de l’école, il est urgent d’assurer de meilleures conditions d’apprentissage et de réussite pour toutes et tous. Cela passe par la réduction du nombre d’élèves jeunes et adultes par classe, par l’offre de services professionnels, et de soutien de qualité en quantité suffisante, du préscolaire à l’université en passant par l’éducation des adultes et la formation professionnelle. Il est également nécessaire de revoir l’intégration des élèves en difficulté pour mieux en baliser les limites et les possibilités.

« Le gouvernement de l’Ontario a investi récemment pour que le maximum d’élèves par classe au primaire ne dépasse pas 20 élèves. Au Québec, de nombreuses classes comptent 25 élèves et plus. Le sondage est très clair à ce sujet, 80 % (80 % oui et 17 % non) de la population considère qu’il faut limiter à 20 le nombre d’enfants par classe au primaire et 96 % (71 % très important et 25 % assez important) croit qu’il est important d’améliorer l’accessibilité des adultes à la formation professionnelle et technique », précise le représentant syndical de la CSQ.

L’éducation : une solution pour une économie forte

« Dès le début de la campagne électorale, tous les partis politiques ont clairement indiqué leur intention de faire de l’économie une priorité, et nous en sommes. Toutefois, nous demeurons profondément convaincus que l’éducation fait partie des solutions pour une société économiquement en santé, et que les défis des prochaines années passent par des jeunes instruits et une main-d’œuvre qualifiée », conclut Réjean Parent, au nom de la CSQ et de ses fédérations.
Le sondage omnibus CROP-express a été réalisé pour le compte de la CSQ auprès de 1001 répondantes et répondants, du 16 au 26 octobre 2008, auprès de personnes de 18 ans ou plus. Du point de vue statistique, un échantillon de cette taille est précis à 3 points près, 19 fois sur 20. Vous pouvez consulter ce sondage ci-dessous.

Profil de la CSQ et de ses fédérations

La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont près de 100 000 dans le secteur public. Elle est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. Les fédérations de l’éducation de la CSQ sont représentées par Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), Jean Falardeau, président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE), Diane Cinq-Mars, présidente de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPPS-CSQ), Mario Beauchemin, président de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC), Bernard Bérubé, président de la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC), Jacques Pétrin, vice-président de la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (F.P.S.E.S.-CSQ) et Sylvie Tonnelier, de la Fédération des intervenantes en petite enfance (FIPEQ).

Mots-clés : Communiqués

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