Édition du 22 juin 2021

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Opinion

Le droit de grève

Quand les premiers grévistes ont exercé ce moyen de pression, il était illégal. C’était la seule façon pour des travailleuses et travailleurs de faire reconnaître leurs droits. C’est pour cela que plusieurs d’entre eux sont morts lors de violentes émeutes à Chicago en 1886.

Et c’est ainsi qu’est née la Journée internationale des travailleuses et travailleurs que nous célébrons le premier mai bien qu’elle ne soit malheureusement pas reconnue officiellement par les gouvernements du Canada et des États-Unis.

Une grève, par définition, ça dérange et ça cause des problèmes.

À Montréal, les employées et employés de garage de la Société de Transport de Montréal ont déclenché une grève le mardi 22 mai 2007. Très vite, les autorités politiques se sont excitées, attisées par les discours de l’ADQ et de son chef, pour déclarer qu’il fallait mettre un terme à cette grève alors que les services essentiels étaient maintenus.

Une entente de retour au travail est intervenue le vendredi 25 mai 2007 sans aucune garantie d’amélioration aux conditions de travail parce que la partie syndicale était menacée du recours à une loi spéciale.

N’est-ce pas un peu rapide ? Que signifie donc le droit de grève si on ne peut l’exercer ? À quoi les employés syndiqués peuvent-ils avoir recours s’ils n’ont pas accès à leurs moyens de pression légaux ?

La question mérite d’être posée.

Mots-clés : Opinion
Francis Lagacé

LAGACÉ Francis
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