Édition du 2 juin 2026

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Premières Nations

« Les Chefs des autres nations doivent appuyer la démarche de la nation atikamekw », soutient Ghislain Picard

WENDAKE, QC, le 28 juin 2012 - Le Chef de l’APNQL, Ghislain Picard, dénonce la tentative du gouvernement du Québec de discréditer les actions posées par la nation atikamekw et d’accuser les leaders atikamekw de prendre l’économie régionale en otage. C’est plutôt la nation atikamekw qui est prise en otage par un processus de négociation qui perdure depuis une génération, sans réel progrès.

La nation atikamekw en est aujourd’hui à sa troisième journée de blocage routier pour mettre un frein au pillage de son territoire sans consultation appropriée, ni accomodement, ni compensation et ni partage des revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles.

Le Chef de l’APNQL demande aux Chefs des autres nations du Québec et Labrador de manifester leur appui à la nation atikamekw. « Toutes les nations, sans exception, font face à la même arrogance d’un gouvernement du Québec qui cherche par tous les moyens de fuir ses obligations envers nos peuples. Je demande, dès aujourd’hui, à tous les Chefs membres qui siègent à notre table de manifester, selon les moyens qu’ils jugeront appropriés, un appui à la nation atikamekw, a fait savoir Ghislain Picard. L’indifférence a fait son temps, il devient urgent pour nos peuples de se mobiliser. »

Le Chef de l’APNQL trouve inaccceptables et inappropriés les commentaires du ministre aux Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, qui d’un côté, dit comprendre la frustration des Chefs atikamekw et d’un autre, dit qu’un blocage n’est pas le moyen pour trouver une solution. « Le ministre des Affaires autochtones doit apprendre à être un peu plus constructif. Combien de fois faudra-t-il rappeler ce gouvernement à l’ordre ? Faut-il rappeler que les leaders atikamekw ont déjà assez donné dans un processus de négociation qui leur fait défaut ! », a ajouté le Chef Picard.

Le Chef de l’APNQL n’écarte pas la possibilité de dépêcher un observateur international neutre sur le site du blocus. « La violation des droits du peuple atikamekw et des autres nations a assez duré. Il est temps que la communauté internationale se penche sur l’attitude des gouvernements qui se disent avant-gardistes en matière de relations avec nos peuples », a-t-il conclu.

Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL

FL’APNQL a été créé en 1985. Elle est composée de l’Assemblée des Chefs ainsi que d’un bureau administratif. L’Assemblée est composée des Chefs des 43 communautés des Premières Nations situées au Québec et au Labrador et représente un total de 10 nations : W8banaki, Anishinaabe, Atikamekw Nehirowisiw, Cris/Eeyou, Wendat, Wolastoqiyik, Mi’gmaq, Mohawk/Kanien’kehá:ka, Innue et Naskapi.

L’Assemblée se réunit 4 fois par année afin de donner des mandats à son Bureau politique et aux Commissions qu’elle a mise sur pied. Les Chefs en Assemblée élisent, pour un mandat de trois ans, un Chef de l’APNQL.

Le Chef actuel, monsieur Francis Verreault-Paul, est en poste depuis 2025 et en est à son premier mandat

L’APNQL est rattachée à l’Assemblée des Premières Nations (APN) dont le bureau est situé à Ottawa. Le Chef de l’APNQL est un membre de l’exécutif de l’APN et peut être nommé porteur de dossiers nationaux.

https://apnql.com/

https://www.facebook.com/APNQL/

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