Samedi, le 29 novembre – On pourra toujours nous présenter une image idyllique de nos hauts dirigeants, quoiqu’on en dise, les entreprises actuellement en péril ont été assujetties à une mauvaise gestion de leurs dirigeants, victimes d’une ambition maladive de toujours faire plus d’argent. On crée ainsi une inflation sans pour autant assurer aux familles une augmentation de leur pouvoir d’achat. Et pourtant, l’indexation du revenu des consommatrices et consommateurs au coût de la vie est indispensable au bon roulement du système économique.
On nous a longtemps fait croire que seules les compagnies contribuaient au développement économique. Certes, leur importance en matière de création d’emplois est essentielle. Cependant, la part de leurs investissements relative aux dépenses d’agrandissement et au renouvellement de la technologie ou de la machinerie, contribue pour moins d’un tiers à l’ensemble du développement économique.
En diminuant le pouvoir d’achat des familles, et à force de presser le citron, on a affaibli les deux autres tiers du moteur économique. Cet affaiblissement engendre aujourd’hui une crise économique qui était prévisible.
Comment une compagnie comme Ford, GM ou Chrysler, peut-elle être viable si les gens n’ont plus d’argent pour acheter une voiture ? Pourtant, apporter une aide qu’aux compagnies uniquement, c’est tout simplement, retarder leur faillite. C’est pourquoi il faudrait plutôt voir à augmenter les revenus des familles.
À trop vouloir serrer la ceinture des citoyens et citoyennes, le gouvernement a contribué à la déchéance financière qu’on connaît.
Depuis des années, on a négligé nos routes, nos infrastructures, nos écoles, nos hôpitaux. On a coupé en éducation, en santé, dans les programmes sociaux, dans l’aide aux organismes. On a mis des infirmiers-ères et des enseignants-es à la retraite. Aujourd’hui, on fait face à un constat désolant : liste d’attente, salle d’urgence qui déborde, pénurie de main-d’œuvre (médecins, infirmiers-ères, enseignants-es, etc.), « burn-out », élèves en difficultés, décrochage, etc.
Pour redresser l’économie et améliorer notre qualité de vie, le gouvernement n’aura pas le choix d’investir en créant des projets pour soutenir l’emploi et les familles.
Les néo-libéraux tenteront encore de nous faire croire qu’il faut investir dans les entreprises pour nous sauver de la crise. Ils iront jusqu’à proposer qu’il faut privatiser nos services publics. N’importe quoi ! Rappelons-nous ceci : À titre d’exemple, les compagnies d’automobiles aux États-Unis qui réclament de l’aide aux gouvernements sont des entreprises « privées ». Le privé, une solution au public ? Questionne Luce Daneau. Méfions-nous de la pensée magique ! Pour relancer le moteur économique, il est donc incontournable de diriger l’aide financière vers les familles.
Pour sa part, Québec solidaire prévoit développer le réseau des centres de la petite enfance (CPE) en ajoutant 38 000 nouvelles places en installation et en milieu familial. Nous comptons aussi assouplir la structure des CPE pour soutenir les familles dont les parents occupent des emplois atypiques et modifier les règles de financement pour permettre aux CPE d’élargir l’accès à des services de garde à temps partiel.
De plus, avec Québec solidaire, les familles québécoises recevront de la Régie des rentes la reconnaissance des années consacrées à l’éducation des enfants et ce, pour tous les parents y compris ceux et celles qui n’ont jamais été sur le marché du travail.
Voter pour Québec solidaire, c’est voter UTILE, surtout en cette période de crise financière, pour assurer le retour à l’équilibre, la justice sociale et un réel changement politique.
Source : Comité électoral de QS-Drummond
drummond@quebecsolidaire.net

