Dans le cadre de la présente négociation, les employé-es revendiquent notamment des augmentations annuelles en montants fixes, des augmentations du nombre de journées de congé et des améliorations de leurs conditions de travail. Toutefois, ce que l’employeur propose à ses employé-es demeure loin de répondre à leurs besoins. À ce jour, la dernière offre de l’employeur est de 15,5 % sur 6 ans.
« Ce n’est pas en offrant des miettes à ses travailleurs et travailleuses que l’employeur va améliorer son offre de service. On est en 2024 où un nombre important de travailleuses et travailleurs au Québec ont souffert d’une baisse de leur pouvoir d’achat à cause de l’inflation » a déclaré Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).
Les travailleurs et travailleuses de Prelco ont subi une perte de pouvoir d’achat d’environ 5 %. En ce sens, l’offre de l’employeur ne permettrait même pas à ses employé-es de rattraper le retard salarial actuel.
« Avec son offre, l’employeur propose de nous appauvrir. On veut une convention collective de 4 ans, des salaires décents et une amélioration de nos conditions de travail. On n’acceptera rien de moins » a déclaré Koffi Dramane Koffi, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco-CSN.
« Nous sommes toutes et tous solidaires des membres du syndicat de Prelco qui sont en lutte pour se faire respecter. La CSN mettra à leur disposition toutes les ressources nécessaires, notamment notre fonds de grève, pour leur permettre d’arriver à une entente favorable » a assuré la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Dominique Daigneault.
À retenir
Le 19 juin dernier, la direction de Prelco a mis ses 95 employé-es en lock-out. La convention collective étant échue depuis le 31 janvier 2024, une douzaine de séances de négociation ont eu lieu, les dernières en présence d’un conciliateur.


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