Édition du 29 novembre 2022

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Syndicalisme

Négociation entre les quatre usines GDS et Unifor - « Une belle démonstration que la négociation de groupe, ça rapporte ! », Renaud Gagné, directeur québécois d'Unifor

MATANE, QC, le 11 déc. 2018 - Pour la première fois, les renouvellements de quatre conventions collectives ont été traités à une même table de négociation, ce qui aura permis de niveler vers le haut les conditions de travail tout en uniformisant les textes des conventions collectives dans tous les établissements. Il s’agit des usines de l’entreprise GDS basées à Grande-Vallée (sciage), Marsoui (sciage), Matane (rabotage) et Pointe-à-la-Croix (sciage) dont les travailleuses et travailleurs sont représentés par le syndicat Unifor.

« Sans cette mise en commun, nous n’aurions pas réussi à obtenir ce résultat. Certains des ajustements avoisinent les 40 % d’augmentation tout en assurant de bons gains pour l’ensemble des quatre usines, c’est majeur. Cette négociation le démontre, le fait de négocier en groupe assure un meilleur rapport de force, car l’employeur doit considérer l’ensemble des usines et ne peut plus les isoler les unes contre les autres », a expliqué Renaud Gagné, directeur québécois du syndicat Unifor.

Il serait trop long de présenter l’ensemble des gains obtenus, mais voici quelques faits saillants.

- Usine de Pointe-à-la-Croix : cette usine avait été fermée en 2007 et redémarrée en 2010 après que les travailleurs aient consenti d’importantes concessions pour la réouverture de l’usine. Avec le nouveau contrat, les avantages et salaires ont été ajustés au même niveau que les deux autres usines de sciages (Marsoui et Grande-Vallée). Cette récupération équivaut à près de 40 % d’augmentation pour l’ensemble des travailleurs et même plus pour certains titres d’emploi ;

- Améliorations et gains au niveau des rappels au travail, des primes, des fériés, de la banque de temps, des vacances, etc. ;

- Implantation d’un régime de retraite employeur - employé : 1 % par année pour un total de 6 % la troisième année ;

- Implantation d’un régime d’assurance médicaments payé à 50 % par l’employeur ;

- Implantation d’une contribution au programme de congés-éducation payés (CEP) de 0,02 $/heure qui augmentera à 0,03 $/heure à compter de 2020 ;

- Un contrat de quatre ans avec possibilité d’une cinquième année conditionnellement à des investissements dans toutes les usines totalisant 10,5 millions de dollars effectués avant mai 2021 ;

- Des augmentations de salaire comme suit :

- 2 % rétroactivement pour 2017, 2 % rétroactivement pour 2018 ;

- 500 $ de bonus à la ratification et un ajustement des salaires pour les métiers de 0,90 $/heure pour les mécaniciens, limeurs et électriciens ou électroniciens sans licence et 1,40 $/heure pour les électriciens ou électroniciens avec licence ;

- À compter de la ratification, ajustement des salaires des usines de Grande-Vallée et de Pointe-à-la-Croix qui rejoignent les taux horaires de l’usine de Marsoui (qui a les salaires les plus élevés des trois usines de sciage de GDS) ;

- 2,5 % pour 2019 et 2020 ;

- 3 % pour l’année supplémentaire conditionnelle.

« Il faut saluer le courage des dirigeants des unités et des sections locales qui ont accepté de fonctionner en groupe alors qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Sans cette initiative et cette confiance, nous n’aurions pu obtenir ce résultat », a pour sa part commenté Martin Dugas, représentant national d’Unifor responsable des dossiers.

Unifor représente au total 177 membres dans les quatre usines qui se retrouvent dans plusieurs sections locales, section locale 425 pour les usines de Grande-Vallée (42 membres), Marsoui (43 membres) et Matane (55 membres). La section locale 299 représente pour sa part 37 membres à l’usine de Pointe-à-la-Croix.

Unifor

À propos du projet Unifor


Depuis deux ans, le SCEP et les TCA ont entrepris le processus de création du nouveau syndicat Unifor. Plusieurs comités composés des membres des deux syndicats ont ainsi travaillé à élaborer les structures, les statuts, le nom et le logo, les politiques, l’intégration, etc. du syndicat Unifor. L’an dernier, les congrès nationaux des deux organisations ont approuvé le processus alors que cette fin de semaine (30 août-1er septembre 2013), se déroule le congrès de fondation à Toronto.

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