Édition du 30 novembre 2021

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Syndicalisme

Négociation tendue à l'Université du Québec en Outaouais pour le personnel de soutien - Le SPSUQO-CSQ à la veille de déclencher les moyens de pression

GATINEAU, QC, le 9 nov. 2021 - Sans contrat de travail depuis plus de deux ans et demi, le Syndicat du personnel de soutien de l’Université du Québec en Outaouais (SPSUQO-CSQ) prévient la direction de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) qu’il lui reste peu de temps pour déposer une offre acceptable avant le déclenchement des moyens de pression.

La présidente du SPSUQO-CSQ, Lynda Thibault, déplore que les négociations traînent inutilement en longueur alors que les demandes syndicales sont très raisonnables.

« Le désaccord porte sur la rémunération pour l’année 2019 alors que le syndicat demande une hausse salariale de 1,5 % intégrée à la structure salariale. De son côté, la partie patronale n’offre aucune réelle augmentation de salaire pour la même année. Elle propose plutôt de verser au personnel un famélique montant forfaitaire de 1,25 %, ce qui n’améliore pas les salaires et est nettement insuffisant pour assurer l’attraction et la rétention du personnel de soutien », constate Lynda Thibault.

Une reconnaissance qui doit se concrétiser

Cette dernière se dit convaincue que les deux parties sont près d’un règlement, et il n’en tient qu’à la direction de l’UQO de fournir un effort à la hauteur de la reconnaissance qu’on exprime à l’égard du personnel de soutien de l’établissement. « Depuis le début de la pandémie, la rectrice, madame Murielle Laberge, a déclaré publiquement, à plusieurs reprises, sa satisfaction pour l’excellent travail effectué par le personnel de soutien. Il est temps que cette reconnaissance se traduise par des gestes concrets, notamment par une offre salariale plus respectueuse », de dire la leader syndicale.

Un effort patronal pour éviter le scénario de 2016

Lynda Thibault précise que le syndicat a fait, déjà, des concessions importantes au cours de cette négociation et qu’il est maintenant temps que l’employeur mette lui aussi de l’eau dans son vin. « Si nous ne voulons pas revivre un scénario semblable à 2016, où il y avait eu grève, la direction de l’UQO doit améliorer son offre sur la table. L’Université en a certainement les moyens. Faut-il rappeler qu’elle a enregistré un surplus de plus de 1,3 million de dollars pour l’année 2020-2021 qu’elle a choisi de dépenser notamment dans le béton ? Il est maintenant temps qu’elle pense à son personnel, qui est le cœur de l’université », plaide la présidente du SPSUQO-CSQ.

Le SPSUQO-CSQ regroupe plus de 200 travailleuses et travailleurs membres du personnel de soutien.

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