Édition du 16 juin 2020

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Syndicalisme

Négociations dans le secteur public - La FPSES-CSQ finalise ses demandes pour le secteur collégial

SHERBROOKE, QC, le 24 sept. 2014 - À l’approche des prochaines négociations dans le secteur public, la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ) se réunira demain et vendredi à Sherbrooke pour finaliser ses demandes dans le secteur collégial, et s’assurer que ses membres ne seront pas les premières victimes du climat d’austérité qui règne à Québec.

Présidente de la FPSES-CSQ, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Anne Dionne reconnaît que le climat actuel est inquiétant, tant pour ses membres des secteurs collégial qu’universitaire.

« Le personnel de soutien est souvent le premier à écoper lorsqu’il y a des compressions budgétaires. Pourtant, nous sommes des travailleuses et travailleurs de première ligne et nous assumons des services directs aux élèves. Nos membres représentent 120 classes d’emplois essentielles et ce n’est pas vrai qu’on peut nous imposer des compressions sans que cela ait de sérieuses conséquences dans les établissements », explique Anne Dionne.

Des mesures d’austérité qui inquiètent

La FPSES-CSQ réunit donc ses déléguées et délégués de la Commission de négociation des cégeps (CNC) pour mettre la touche finale aux demandes syndicales touchant les syndicats du secteur collégial, qui seront déposées bientôt au gouvernement.

« Nous complétons ainsi une démarche de consultation auprès de nos membres qui a duré près d’un an afin de connaître leurs préoccupations et leurs priorités. Au bout de cet exercice, nous pouvons dire que nos membres sont extrêmement inquiets face aux mesures d’austérité à venir. En effet, plusieurs ont déjà de la difficulté à joindre les deux bouts et ils entendent dire qu’ils doivent faire un effort supplémentaire, c’est très insécurisant », constate la présidente de la FPSES-CSQ.

Un « certain pouvoir d’achat » à protéger

Anne Dionne précise que son organisation syndicale abordera donc les prochaines négociations avec la ferme intention de protéger un certain pouvoir d’achat des membres.

« C’est intentionnellement que l’on parle de protéger un « certain » pouvoir d’achat plutôt que de pouvoir d’achat. En effet, le personnel de soutien est déjà limité dans son pouvoir d’achat puisque plusieurs font partie des plus bas salaires de la classe moyenne. Il faut être conscient que 2 % de 25 000 $, ce n’est pas la même chose que lorsqu’on a un salaire de 65 000 $ et plus », argumente la leader syndicale.

Des conséquences sur la santé des membres

Cette dernière renchérit en mentionnant que la FPSES-CSQ exprime également des inquiétudes quant à la santé de ses membres.

« À plusieurs endroits, le personnel est déjà en surcharge de travail et l’on veut appliquer des coupes et compressions supplémentaires. Cela va nécessairement se traduire par une plus grande surcharge de travail, de la fatigue excessive, des problèmes de santé, des absences pour maladie et ainsi de suite. On se retrouve ensuite dans un cercle vicieux qui menace la qualité de nos services publics », dénonce Anne Dionne.

Des demandes claires

Outre le rattrapage salarial qui s’impose, plusieurs demandes viseront à améliorer les conditions de travail et à obtenir une meilleure reconnaissance.

Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ)

La FPSES-CSQ représente près de 5 000 membres œuvrant dans treize établissements du secteur collégial, trois du secteur universitaire et quatre organismes de services en éducation. Elle est affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente plus de 200 000 membres, dont près de 130 000 font partie du personnel de l’éducation. La CSQ est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec.

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